Homophobie: la justice envoie désormais en prison les casseurs de pédés

Mardi 16 mai 2006

Voici une dépêche AFP qui, dans le cadre de la 2ème journée mondiale de lutte contre l’homophobie, viendra appuyer les propos radiophoniques du Président du Groupe action gay et Lesbien Loiret à l’antenne de NRJ ORLEANS.

Par Laurence BOUTREUX
PARIS, 16 mai 2006 (AFP)

Les tribunaux n’hésitent plus à envoyer en prison ceux qui agressent les homosexuels pour “casser du pédé”, soulignent des organisations à l’occasion de la journée de lutte contre l’homophobie mercredi.

Au printemps, à Orléans, deux hommes de 20 et 22 ans n’ont pas supporté de voir deux autres jeunes hommes s’embrasser sur le banc d’un abribus : ils les ont traités de “sales pédés” avant de les frapper… Le tribunal correctionnel les a condamnés, la semaine dernière, à six mois de prison ferme.”
C’est nouveau : les victimes et les associations qui les soutiennent sont mieux considérées par la justice, constate Alain Piriou de l’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans. Dans les années 1990, il était très difficile d’être pris au sérieux par la police : il fallait se justifier d’être homosexuel, d’utiliser le minitel ou de se trouver sur un lieu de drague homo…”
Depuis, des changements de procédure pénale et de loi sont intervenus. “Les peines encourues pour un crime ou un délit lorsque l’infraction est commise en raison de l’orientation sexuelle de la victime” ont notamment été aggravées (Loi du 18 mars 2003). “La police se comporte mieux avec les victimes, cela ne fait aucun doute, juge Alain Piriou, et la circonstance aggravante du caractère homophobe d’une agression fait l’objet d’une réelle enquête”.
A Marseille, en avril, six adolescents âgés de 14 à 16 ans ont été condamnés à des peines de prison ferme (2 à 12 mois) pour l’agression d’un étudiant homosexuel, David Gros, qui avait été insulté et agressé à coups de casque de moto et de barre de fer. “Les jeunes condamnés n’ont pas volé ces peines parce qu’ils ont été d’une violence inouïe mais les adultes qui les entourent ont une part de responsabilité, commente l’avocat de David Gros, Me Alain Molla. La sanction pénale révèle en fait les ratés de l’éducation : en famille, à l’école, on n’apprend pas à respecter la différence”.

A la tête de l’association SOS Homophobie, Flannan Obé juge que “l’homosexualité a davantage droit de cité”, “qu’elle est moins caricaturée qu’avant”. Mais son association a encore reçu “131 témoignages d’homosexuels agressés physiquement en 2005″ (148 en 2004).”Peut-être que des personnes qui n’éprouvaient pas, jusqu’alors, le besoin d’aller “casser du pédé”, parce que la société elle-même était homophobe, se sentent soudain menacées, avance Flannan Obé. Dans leur esprit, c’est comme si les homosexuels prenaient soudain trop de place, en sortant de la honte et du silence. Alors certains se posent en redresseurs de torts, comme si les homosexuels étaient pour eux une race à combattre”.

Mardi, sept organisations du monde éducatif - Ferc-CGT, FSU, Sgen-CFDT,Unsa-Education, FCPE, Unef et UNL - ont insisté ensemble sur “la nécessité d’impliquer l’école pour éduquer au respect de la diversité”.

Le vice-président de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) Malik Salemkour insiste sur la même idée : “Si l’on veut prévenir les agressions et les nombreux suicides des homos, l’Education nationale doit prendre en compte la question de l’orientation sexuelle comme un élément de la vie et des questionnements des jeunes”.”Dans la lutte contre l’homophobie, le bilan de ce gouvernement est plutôt bon en matière de répression mais nul en matière de prévention”, juge aussi Alain Piriou.

AFP


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Condamnations pour homophobie à Orléans

Vendredi 12 mai 2006

Non à  l'HomophobieLe Tribunal Correctionnel d’Orléans a rendu ce jour, 12 mai 2006 son jugement dans une affaire de violences homophobes.

Les victimes, deux jeunes hommes de 18 et 21 ans, avait été insultées et frappées par deux garçons d’une vingtaine d’années.
Le Groupe Action Gay et Lesbien – Loiret s’était porté partie civile aux côtés des victimes.
Les condamnations sont, pour les deux agresseurs de 12 mois de prison dont 6 avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve avec suivi socio-éducatif. Des dommages et intérêts ont été prononcés au bénéfice des victimes, ainsi qu’au bénéfice de la CPAM et de l’association qui s’étaient portées partie civile.

Le Groupe Action Gay et Lesbien – Loiret prend acte de ce jugement à la suite des réquisitions fortement motivées du Parquet. L’association espère que de tels jugements contribueront à limiter la progression d’agressions homophobes.

Le Groupe Action Gay et Lesbien – Loiret souligne toutefois que cette répression devrait s’accompagner en amont d’information et de prévention, notamment par la sensibilisation des enseignants et élèves aux méfaits de l’homophobie, action qui demeure hélas insuffisamment développée.

Retrouvez dans les “commentaires” (ci dessous), articles de Presse et réactions au lendemian de la condamnation.

France 3 CENTRE - Edition du 12 mai 2006 à 18h50 (1′ 50) :

 
icon for podpress  France 3 Centre 12 mai 2006 - 19/20: Lire maintenant | Lire en Popup | Télécharger (74)

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Tous unis au tribunal d’Orléans contre l’homophobie et les agressions liées à nos orientations sexuelles

Jeudi 4 mai 2006

JusticeCher(e)s adhérente)s et sympathisant(e)s,

Une fois encore, nous vous invitons à vous rendre au tribunal correctionnel d’Orléans (46 rue de la Bretonnerie) suite au renvoi demandé par les agresseurs de David et Kévin, lors de la comparution immédiate du 20 avril dernier.

Soyons tous unis autour d’eux, le vendredi 12 mai 2006 à 13h45 en audience publique. Le Groupe action gay et Lesbien Loiret se porte partie civile dans le procès et accompagne ces jeunes dans leur épreuve.

Montrons par notre présence massive devant le tribunal dans le calme et la dignité (attention : ce n’est pas une manif’ !), qu’aucune personne vivant en France n’a à subir une agression verbale et/ou physique en raison de ses orientations sexuelles.


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Soirée au “Marais” contre l’homophobie

Dimanche 23 avril 2006

affiche contre homophobie

Des lesbiennes et des gays, touchés par cette agression, ont décidé de leur initiative, d’organiser une soirée à notre profit afin de financer le procès. La discothèque “Le Marais” est partenaire. Les bénéfices et les dons seront reversés à l’association GAGL LOIRET.
Nous saluons cette initiative et relayons l’information…Venez nombreux !

epingleSamedi 29 avril 2006 à partir de 21h
Discothèque “Le marais”

31, Bd Rocheplatte à Orléans


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appel au don…appel à la solidarité

Samedi 22 avril 2006

Afin de supporter les frais liés aux parties Civiles (les 2 plaignants et l’association), nous lancons dès maintenant un appel au don.

La procédure judiciaire est désormais plus longue que prévue dans la mesure où les agresseurs ont demandé un renvoi.

Par conséquent, les sommes que vont devoir débourser les plaignants vont être plus importantes. Nous n’avons pas idée du montant actuellement mais l’association GAGL LOIRET a décidé en Conseil d’Administration extraordinaire d’engager les dépenses pour sa partie et d’aider aussi les plaignants financièrement.

Seulement, nous n’y arriverons pas seul…nous avons besoin de vous !

tirelire.jpgNous faisons le pari que chacun d’entre vous marque son engagement à nos côtés par une adhésion de soutien de 25 €, de 12,50€ (tarif étudiants, précaires) ou par un don, par chèque à l’ordre du “Groupe Action Gay et Lesbien LOIRET”, à adresser par courrier avec la mention suivante au dos du chèque “procès homophobie” à :

GROUPE ACTION GAY LESBIEN LOIRET
46 Ter rue Sainte Catherine
45000 ORLEANS

Adhérez, rejoignez l’action, donnez en fonction de vos moyens financiers (même quelques euros) et continuez à nous soutenir par vos témoignages reconfortants et dynamisants.

Toute l’équipe de bénévoles qui s’activent autour des jeunes vous remercie.


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Un mot de David et de son ami.

Jeudi 20 avril 2006

TémoignageBonjour à tous,

Je m’appelle David, je suis l’une des deux victimes de l’agression homophobe, et je m’adresse en mon nom ainsi qu’en celui de mon ami.

Nous tenions à vous remercier personnellement, pour vos messages de soutien qui nous vont droit au coeur, pour vous être déplacés massivement à la comparution immédiate, et pour tous les autres qui n’ont pu se déplacer, mais qui étaient auprès de nous par la pensée.
La détention provisoire des deux agresseurs est un réel soulagement pour nous deux, bien que nous ayons toujours à l’esprit qu’aucun jugement n’ait encore été effectué, ni aucun verdict prononcé.

Le fait de nous sentir entourés est une chose qui nous permet de tenir le coup, et pour cela, nous tenions à vous dire un grand merci à tous.

Bien amicalement à toutes et à tous,

David


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Détention provisoire pour les prévenus de l’acte d’agression homophobe

Jeudi 20 avril 2006

Cher(e)s adhérent(e)s et sympathisant(e)s,

De nombreux membres du Groupe Action Gay Lesbien Loiret, de nombreux partenaires associatifs du GAGL étaient présents à l’audience publique où comparaissaient les agresseurs.

Les agresseurs, comme la loi les y autorise, ont demandé un renvoi de l’audience.

Il a donc été débattu d’une détention provisoire en attendant le procès le

vendredi 12 mai 2006 à 14h
au tribunal correctionnel d’Orléans (46, rue de la Bretonnerie)

Après les plaidoiries, la détention provisoire a été prononcée par le Juge jusqu’au 12 mai pour “éviter le risque de réitération d’actes à caractère violent”, et “le risque d’intimidation des plaignants”.

Le GAGL continue de protéger et de soutenir les agressés en se portant partie civile officiellement. Le GAGL gère le dossier avec Maître PALADINO et les plaignants.

Le Président s’est exprimé seul, à la demande des plaignants, devant la presse locale et nationale en rappelant la position et le rôle de l’association dans cette affaire.


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Appel : Tous au tribunal d’Orléans

Mercredi 19 avril 2006

Cher(e)s adhérente)s et sympathisant(e)s,

Les victimes sont passées ce soir en confrontation avec leurs agresseurs à l’hôtel de Police. Madame le Procureur a décidé de poursuivre les agresseurs en comparution immédiate demain, le jeudi 20 avril 2006 à 14h en audience publique , au tribunal d’Orléans (rue de la Bretonnerie)

JusticeLe GAGL Loiret se porte partie civile auprès des agressés.

Toutes les personnes qui peuvent se libérer sont invitées à venir les soutenir.

Plus on sera nombreux, plus le message sera fort.
Vous pouvez continuer à les encourager avec vos messages de soutien en postant vos commentaires.

Le Conseil d’Administration


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Le GAGL s’engage auprès des victimes d’homophobie

Mardi 18 avril 2006

Ce dimanche 16 avril 2006, aux alentours de 15h45, deux homosexuels ont été agressés dans la rue, près de place d’Arc à Orléans, où ils attendaient leur bus.
Non à  l'HomophobieCette agression a été définie par les services de police comme suit :
« Violences volontaires aggravées en réunion, en raison de l’orientation sexuelle de la victime. »

Le Groupe Action Gay et Lesbien - Loiret dénonce fermement ce comportement inacceptable, se porte partie civile auprès des deux victimes, et veillera à ce que cet acte ne reste pas impuni.

En outre, le GAGL, soutenu dans sa démarche par plusieurs acteurs de la communauté homosexuelle, dont SOS Homophobie et le magazine TÊTU, réaffirme qu’un(e) homosexuel(le) est un(e) citoyen(ne) qui, face à toute violence gratuite, n’hésitera plus dorénavant à faire valoir ses droits en portant plainte et en demandant réparation.

 

En tant qu’association d’homosexuel(le)s, le GAGL a mis en place, par l’intermédiaire de son site, un réseau de soutien et d’aide aux deux victimes.


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