Hépatites B : faire un plan pour se vacciner

Vendredi 25 avril 2008

Dans le cadre de la semaine de la vaccination du 21 au 27 avril 2008, l’association Sida Info Service, par le biais de son dispositif téléphonique et Internet Hépatites Info Service, avec les soutiens et conseils de l’Institute for Prevention and Social Research (IPSR) et de CitéGAY.fr, lance le site de promotion de la vaccination contre l’hépatite B à l’attention des hommes gays et bisexuels :

www.unvaccinpourlesgays.fr

Le virus de l’hépatite B se transmet le plus souvent par voie sexuelle via le sang, le sperme et le liquide pré-séminal. En France, 8, 18 % de la population générale, soit près de 5 millions de personnes, a des anticorps anti-HBc témoignant d’un contact avec le virus de l’hépatite B. Ce taux de prévalence est de 42, 48 % dans la population homosexuelle et de 15, 64 % pour les déclarants bisexuels contre 7, 68 % pour ceux qui se déclarent hétérosexuels * .

Si, chez la plupart des gens, la guérison va être spontanée, l’hépatite chronique B concerne environ 300 000 personnes. Même en l’absence de symptômes ou de douleurs, l’hépatite chronique B peut conduire à une cirrhose voire à un cancer du foie. Ces complications sont encore plus probables chez les personnes déjà infectées par le VIH.
En dépit des recommandations en vigueur, les taux de vaccination contre l’hépatite B parmi les homosexuels et bisexuels masculins demeurent particulièrement faibles en France comme dans la plupart des pays occidentaux industrialisés, souligne Hervé BAUDOIN, Coordinateur des Actions Gay pour Sida Info Service. Pluri-partenariats sexuels, pratiques à risques, taux de prévalence au VHB élevé et co-infections sont des facteurs et données amenant à recommander particulièrement la vaccination contre l’hépatite B aux homosexuels et bisexuels.

L’accroche de la campagne, « Un vaccin pour les gays ?!? », est assumée face à un objectif de santé publique, la lutte contre l’hépatite B, jusqu’ici minorée au sein de la communauté homosexuelle. Hervé BAUDOIN : Quand on parle de vaccin à la communauté gay, on associe usuellement ce terme à la découverte hypothétique d’un vaccin contre le VIH alors qu’il y a une offre vaccinale, celle contre l’hépatite B, qui apporte un bénéfice sanitaire à toutes personnes dont les homosexuels masculins, particulièrement concernés et visés par cette campagne.

Philippe ADAM, directeur de l’Institute for Prevention and Social Research (IPSR) ajoute : Alors même que la vaccination représente un bénéfice avéré en terme de santé, certains gays ne se sentent pas vraiment concernés car ils se croient protégés par le fait de pratiquer le « safer sex », de vivre en couple ou bien encore d’être séropositifs pour le VIH. A partir des résultats d’une recherche menée avec John de Wit, nous avons produit ce site qui permet tout à la fois de rectifier certaines fausses croyances et d’inciter ainsi les gays à « faire un plan » pour aller se faire vacciner.

Par le biais d’informations et conseils de prévention simples à mettre en pratique combinés avec un quiz interactif, ce site Internet a pour objectif d’intervenir sur les barrières psychologiques, sociales et structurelles qui limitent le recours à la vaccination.

Un système automatisé, conçu par IPSR, génère d’abord des messages adaptés à chaque situation spécifique des internautes. Les participants sont incités à terminer l’intervention par un dialogue avec un intervenant du dispositif Hépatites Info Service à l’aide du service Web Call Back **. Ce dialogue a pour objectif de lever les dernières barrières face à la vaccination et de les aider à transformer une intention de vaccination en un plan d’action concret : où, quand, comment se faire vacciner ?

La vaccination contre l’hépatite B est réalisable chez son médecin traitant ou dans les Centres d’Information de Dépistage et de Diagnostic des Infections Sexuellement Transmissibles (CIDIST) au CHR d’Orléans et elle est prise en charge par l’assurance maladie et votre mutuelle.

Dans un premier temps, cette action est menée auprès des homosexuels et bisexuels masculins d’Île-de-France afin de réaliser une évaluation empirique avant son extension éventuelle à l’ensemble du territoire. CitéGAY.fr est média-diffuseur de cette campagne et a conseillé, avec l’IPSR, Sida Info Service pour la conception et la réalisation de ce site. L’intervention a pu être réalisée grâce à un financement du Groupement Régional de Santé Publique francilien (GRSP idf) et au soutien technique de la Drass IDF sous la conduite de projet du Docteur Christine Barbier.

Le site www.unvaccinpourlesgays.fr est édité à l’attention spécifique des hommes gays et bisexuels. Il existe à l’attention de la population générale un numéro vert, anonyme et gratuit et un site Internet pour avoir toutes les réponses aux questions que le public ou les personnes atteintes peuvent se poser : 0 800 845 800 et www.hepatites-info-service.org

* Estimation des taux de prévalence des anticorps anti-VHC et des marqueurs du virus de l’hépatite B chez les assurés sociaux du régime général de France métropolitaine, 2003-2004. InVS, CNAM, Cetaf

** Le Web Call Back est un service gratuit permettant à l’internaute qui le souhaite d’être appelé par un écoutant vers un téléphone fixe ou mobile de son choix, ceci afin de bénéficier d’un entretien immédiat. Ce service est déjà en activité via le dispositif Sida Info Service avec lequel 80 % des rappels demandés se sont faits vers des portables.


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Sophie Forte : l’homosexualité dans les chansons pour enfants

Mercredi 26 mars 2008

Dans la rubrique “j’ai détesté” :
La voir aux côtés de Fabrice dans La Classe.

Dans la rubrique “J’me suis marré” : L’écouter, voir ses facéties souriantes au micro de Laurent Ruquier de Christine Bravo ou encore Michel Drucker.

Dans la rubrique “J’suis bluffé” :
Ne pas soupçonner, jusqu’à aujourd’hui, cette comédienne humoriste en capacité d’écrire avec poésie, tendresse un album destiné aux enfants (aux grands enfants surement). Elle s’adresse à eux avec audace, sincérité pour aborder des sujets de société pas facile, parfois tabous : les petits tracas du quotidien (Je m’en fous des clafoutis), la mort (grand père est au cimeterre) , les amours (Ma sœur est amoureuse), et surtout l’homosexualité masculine et féminine (Tonton est tata).

extrait :

 
icon for podpress  Sophie Forte - Tonton est tata: Lire maintenant | Lire en Popup | Télécharger (44)

A découvrir : Sophie Forte - Album jeune public “MAMAN DIT QU’IL NE FAUT PAS”
(NIARK PRODUCTIONS-VICTORY MUSIC/UNIVERSAL - février 2007)


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Le GAGL place l’homosexualité dans un contexte militant

Vendredi 15 février 2008

 

Article de LibéOrléans du 15-02-2008 sur le net

 

678446617_22b979fae1 SOCIÉTÉ. Pour le Groupe Action Gay et Lesbien (GAGL) du Loiret, la vie de la communauté ne se résume pas aux seules soirées branchouilles. Ici, la caricature de la folle insouciante n’a pas sa place. Au GAGL, l’accueil, l’écoute, la prévention, la lutte contre l’homophobie ont la part belle. Chaque mois, un apéro baptisé « les heures gaies » offre aux nouveaux membres la possibilité d’une intégration tout en douceur. Jeudi soir, entre deux baisers de la Saint-Valentin, une vingtaine d’adhérents se sont retrouvés au bar L’Atelier. Parmi eux, Sophie, la petite cinquantaine, venue à la rencontre du GAGL pour la première fois, en quête de dialogue et d’humanité. Rencontre.

Ils semblent tous ravis de se retrouver, le verre à la main. Chaque nouvel arrivant est assailli de questions. Ici, un passage d’examen, là, un changement de look. Les convives prennent place et rapidement la discussion s’engage. Denis Lefevre, président du groupe, tend quelques perches : « Tu serais intéressé par une candidature au conseil d’administration ? ». Discrètement assise sur un bout de canapé, Sophie observe et écoute. Elle ne connaît encore personne. « Je vis seule à Orléans depuis deux ans », confie cette mère de famille, revenue d’une première expérience hétéro. « Après ma séparation et mes nouveaux choix de vie, mes amis m’ont fui. Je me sens un peu seule… ». Sa voisine de banquette tente de la mettre à l’aise. La sauce prend. Sophie se déplace pour rejoindre un groupe d’anciennes qui lui expliquent le fonctionnement du GAGL : « le programme des activités est très facile d’accès. On peut y participer sans être adhérente. Pour leurs finances, c’est pas top, mais pour nous c’est trop bien ! ». Éclats de rire, ambiance bon enfant.

Dans le groupe des garçons, on salue l’arrivée de Marianne, une « vieille de la vieille ». Elle revient tout juste d’une séance shopping-informatique et occupe le terrain de la discussion avec aisance. Denis, lui, se réjouit de la nouvelle qui vient de tomber : Sidaction va financer un poste à temps plein pour assurer les missions de prévention au sein du groupe. « Nous allons pouvoir envisager des consultations psychologiques, juridiques et surtout gynécologiques », insiste le président. « Il y a une sur-mortalité des cancers du col de l’utérus chez les lesbiennes. Bon nombre d’entre elles partent du principe qu’il n’est pas nécessaire de consulter un gynéco, puisqu’elles n’ont pas de rapports sexuels avec des hommes. Il nous faut mettre en place une prévention spécifique ». Reste que le GAGL n’a toujours pas de local permanent d’accueil et d’écoute. « Nous profitons de la campagne des municipales pour interpeller les principaux candidats sur cette question », précise Denis. « Nous avons rendez-vous avec Sueur et Grouard la semaine prochaine. Nous ferons part de leurs réponses à nos adhérents ».

Discret, presque timide, François, la quarantaine recherche de la convivialité. Il vient aux rendez-vous du GAGL essentiellement pour les animations. Ancien militant investi dans le domaine de la prévention, il a aujourd’hui pris ses distances. Mais garde toujours un œil intéressé sur la vie de la communauté : « Je ne comprends pas que l’on qualifie les gens par leur seule orientation sexuelle. C’est aberrant qu’il faille se battre pour ça. La Grèce antique était bien plus tolérante ».

Ici, l’intolérance, on connaît. Après avoir accompagné un jeune couple homo qui s’était fait tabasser à un arrêt de bus (Libération du 21 avril 2006), le GAGL s’est récemment positionné contre la tenue de propos homophobes par un élu de Trévise (Italie), ville jumelée avec Orléans (Libération.fr du 20 août 2007).

M.Gd (photo: flickr.com/philippeleroyer)


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Homosexualité & 7ème art

Lundi 2 avril 2007

La MJC d’Olivet organise une soirée vidéos sur le thème homosexualité & cinéma avec “The Celluloïd Closet” documentaire qui relate comment était contourné la censure dans le cinéma hollywoodien, suivi du court métrage “Scorpio Rising” .

celluloid olivet

puce bleue jeudi 05 avril à 20h30
MJC d’Olivet ”Moulin de la Vapeur”
127 rue Marcel Belot 45160 Olivet

puce verte Entrée libre


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