Appel à témoins : agression sur un lieu de rencontre gay

Lundi 6 août 2007

Dans la nuit de samedi 4 à dimanche 5 août 2007, une agression a eu lieu sur le lieu de rencontre derrière l’ancienne usine Renault à Orléans. Une dizaine d’individus sont arrivés vers 1h et ont immédiatement et violemment agressé une des personnes présentes. D’autres ont pu échapper aux agresseurs et prévenir la police. La victime a dû recevoir des soins au CHR d’Orléans et une plainte a été déposée.

Nous recherchons des témoins de cette agression pour confondre les auteurs.

Si vous avez été témoins ou victimes d’autres agressions sur ce lieu, merci de nous contacter rapidement, car ensemble, nous pourrons faire reculer cette violence insupportable. Votre identité peut tout à fait rester confidentielle.

L’association met en place le soutien nécessaire auprès de la victime et active son réseau pour gérer au mieux cette situation.

Nous vous rappelons de suivre
20 CONSIGNES DE PRUDENCE
pour draguer avec le moindre risque
sur les lieux de rencontre :

1 ) Sur internet : évitez de communiquez votre numéro de téléphone fixe, préferez le portable afin d’éviter aux homophobes de repérer votre lieu d’habitation.

2 ) Préferez les lieux de rencontres en ville plutôt qu’en forêt surtout la nuit. Vous pourrez plus facilement vous échapper et on pourra mieux vous venir en aide.

3 ) Outil indispensable sur un lieu de rencontre : le sifflet. Ayez toujours un sifflet sur vous pour faire peur, pour alerter.

4 ) Partez rapidement du lieu de rencontre dès qu’un groupe d’individus s’approche de vous et parle fort. Ne vous dites pas : « Je suis libre de faire ce que je veux, je reste ici, c’est mon droit ». Belle pensée démocratique, mais ne prenez pas de risque inutile. Les homophobes ne s’embarassent pas de tels principes. Ne jouez pas au héros.

5 ) Si vous êtes amené à recevoir chez vous via une rencontre internet ou suite à une rencontre dans un lieu de drague, méfiez-vous des personnes qui ont un sac à dos. Ils peuvent cacher du scotch et des cordes pour vous ligoter et vous immobiliser et ainsi vous voler ou pire.

6 ) Sur un lieu de drague en plein air, ne prenez que le strict nécessaire. Laissez chez vous : cartes de crédit, chéquier, bijoux, les grosses coupures de monnaie, vos carnets d’adresses. Conservez : une « menue » monnaie, une pièce d’identité, des médicaments nécessaires pour une nuit en cas de traitement (ventoline, comprimés multithérapie…) pour une nuit au poste, cela peut être utile.

7 ) IMPERATIF : préservatifs et gel à base d’eau… et utilisez les !!!

8 ) Avant de partir, prévenez une personne que vous avez pris rendez-vous à telle heure et sur tel lieu. Si vous n’êtes pas sure de vous : indiquez-lui une heure à partir de laquelle il pourra s’inquiéter sans nouvelle de votre part. Si vous ne pouvez pas prévenir : laissez toute indication chez vous sur un papier mis en évidence.

9 ) Précisez dans la conversation à votre « rencard » qu’un ami est au courant de votre entrevue.

10 ) Pour éviter l’homophobie : sur les « chat », dialogue en direct : ne transmettez pas votre photo par mail, préférez l’interface du site internet, plus sécurisé qui enregistre les adresses IP des intervenants. Si votre contact sur le net peut vous envoyer une photo par mail alors il est assez intelligent pour vous l’afficher sur le site internet. Idem pour vous. Tout ceci évitera les utilisations abusives de vos photos à d’autres fins.

11 ) Lors d’un premier rendez-vous, préférez un lieu public comme un bar par exemple. Evitez de prendre directement RDV à votre domicile.

12 ) Si vous donnez votre numéro de téléphone, exigez impérativement celui de votre correspondant et appelez le pour le confirmer. Ainsi, vous aurez laissé une trace électronique en cas de pépin.

13 ) Sur les lieux de drague (square, forêts,…) évitez de consommer au vu de tous. Premièrement, c’est strictement interdit par la loi, mais deuxièmement, vous risquez de générer des comportements agressifs.

14 ) Si vous êtes en voiture en stationnement : soyez prudent en fermant à clefs les portières du véhicule et soyez prêt à démarrer au quart de tour (ne collez pas trop les véhicules de devant ceux de derrière, afin de pouvoir vous échapper rapidement).

15 ) Lors d’une rencontre dans un lieu qui vous est totalement inconnu : visualisez le plan du quartier sur internet.

16 ) Si vous avez rendez-vous près d’un plan d’eau, faites attention, de préférence orientez votre partenaire vers un endroit plus sure. Et déclinez catégoriquement le rencard si vous ne savez pas nager.

17 ) Solidarité : sur place, discutez un peu avec les autres : on hésite moins à porter assistance à quelqu’un de sympa qu’à un parfait inconnu. C’est même une obligation. Avec votre sifflet : n’hésitez pas à ameuter le quartier !

18 ) Témoin d’une agression : appelez de l’aide (passant, police – le 17 – pas besoin de carte pour les numéros d’urgence.). Au mieux que vous pouvez et après avoir correctement analyser la situation : intervenez avec d’autres dragueurs. Aidez la victime : si elle est blessée, emmenez-là à l’hôpital public pour se faire soigner et pour faire établir un certificat médical (coups et blessures) précisant la durée d’ITTP (incapacité total de travail personnel) obligatoire pour pouvoir réclamer des dommages et intérêts.

19 ) Portez systématiquement plainte ! contrairement aux idées reçues, c’est utile. Sans cela, le problème des agressions et de l’homophobie ne serait pas reconnu par les pouvoirs publics. C’est très important. Idem si vous êtes témoin occulaire, n’hésitez pas à témoignez. Au final, vous pouvez aussi prévenir l’association GAGL, relais local de SOS homophobie.

20 ) Enfin, sur un lieu de drague, laissez l’endroit propre : pas de préservatifs, ni déchets… utilisez les poubelles.


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Tous unis au tribunal d’Orléans contre l’homophobie et les agressions liées à nos orientations sexuelles

Jeudi 4 mai 2006

JusticeCher(e)s adhérente)s et sympathisant(e)s,

Une fois encore, nous vous invitons à vous rendre au tribunal correctionnel d’Orléans (46 rue de la Bretonnerie) suite au renvoi demandé par les agresseurs de David et Kévin, lors de la comparution immédiate du 20 avril dernier.

Soyons tous unis autour d’eux, le vendredi 12 mai 2006 à 13h45 en audience publique. Le Groupe action gay et Lesbien Loiret se porte partie civile dans le procès et accompagne ces jeunes dans leur épreuve.

Montrons par notre présence massive devant le tribunal dans le calme et la dignité (attention : ce n’est pas une manif’ !), qu’aucune personne vivant en France n’a à subir une agression verbale et/ou physique en raison de ses orientations sexuelles.


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Une cellule de crise nationale pour agir

Vendredi 28 avril 2006

Alertés par la recrudescence des violences homophobes, notamment ces dernières semaines, SOS Homophobie, le Syndicat National des Entreprises Gaies, Act Up-Paris, le Ravad et la Fédération des centres LGBT (représentée par le GAGL) ont lancé, en réaction, leur “cellule de crise”, le 27 avril.

“La raison de cette initiative ? Elle est simple pour Jacques Lizé de SOS Homophobie :

En 2000, 23 agressions homophobes violentes signalées.
En 2005, c’était 133 cas.

Et il s’agit bien là de violences physiques, certaines ayant entraîné des hospitalisations. On assiste à une évidente dégradation de la situation. Avant, c’était “Sale pédé” maintenant c’est plutôt “Sale pédé. Je vais te cramer !” .

sale pédé sale gouine

Il ne s’agit plus du tout des mêmes menaces qu’avant. Ce constat, partagé par toutes les associations de terrain, nous conduit aujourd’hui à créer cette Cellule de crise contre les agressions LGBT. Il s’agit d’une initiative centrée sur l’action. Il n’est pas question de faire de grands discours mais de réunir les compétences de chacun pour répondre au mieux à la situation actuelle.”

Cinq orientations ont été retenues par la Cellule de crise :

puce rouge Développer un sentiment d’omniprésence des associations qui viennent en aide aux victimes d’agression en superposant les réseaux associatifs existant, en établissant des passerelles entre eux et en mobilisant établissements et médias. L’idée est d’expliquer aux personnes LGBT que la mobilisation est générale et que des réseaux pour informer, pour soutenir existent.

puce orange Autre idée force : une plus grande réactivité. Cela passe par un soutien renforcé aux victimes, la mise en relation avec des avocats gay friendly, un accompagnement de la part des associations dans les démarches telles que les dépôts de plaintes, les examens médicaux… Nous devons créer les conditions pour que les victimes témoignent et déposent plainte plus facilement.

puce jaune Le troisième axe, c’est la sensibilisation des pouvoirs publics. La cellule de crise fera des propositions, faciles à mettre en place, en matière d’accueil des victimes, de prévention sur les lieux extérieurs de rencontres…

puce verte Le quatrième est de faire savoir par tous les moyens aux agresseurs potentiels que les actes homophobes sont aujourd’hui réprimés. Il faut qu’ils comprennent qu’il n’y a plus d’impunité.

puce bleu Dernière orientation : œuvrer pour une mise en place accélérée de politiques de prévention de l’homophobie dans les collèges et les lycées. En effet, on le voit très fréquemment. Beaucoup d’agressions homophobes très violentes sont le fait de mineurs ou de très jeunes adultes. C’est bien le signe que c’est à ce moment là qu’il faut informer et prévenir.

puce violet Enfin, la Cellule de crise a décidé d’éviter “l’écueil de la réunionite”. “Nous serons réactifs, concrets. Notre volonté est d’aller vite pour aider les victimes”.


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Recrudescence importante des agressions physiques homophobes : il est urgent d’agir !

Lundi 24 avril 2006

Communiqué inter-associatif du 24 avril 2006

sos homophobie SNEG Act-up INTER CENTRE LGBT

 

Alors que le nombre d’agressions physiques homophobes explose en ce début 2006, SOS homophobie, le SNEG, Act Up-Paris et le Groupe Action Gay et Lesbien du Loiret (GAGL), membre de la fédération des Centres LGBT, montent une cellule de crise pour informer et lutter contre ces violences.

Nos associations ont constaté un nombre important d’agressions physiques homophobes ces derniers jours :

  • 16 avril, Orléans : deux jeunes de 18 et 22 ans ont été pris à partie alors qu’ils se tenaient par la main devant un arrêt de bus un dimanche après-midi. Ils ont été insultés et frappés, et ont dû subir des interruptions temporaires de travail. Le procès de leurs assaillants est en cours.
  • Nanterre : la victime a été frappée sur son lieu de travail par des personnes qui s’étaient fait passer pour homosexuelles.
  • 13 avril, Strasbourg : un jeune homme a failli être frappé par plusieurs personnes, et a réussi à se réfugier dans sa voiture juste à temps, ce qui n’a pas empêché ses agresseurs de s’acharner dessus. Il a ensuite été poursuivi pendant plusieurs kilomètres.
  • 8 avril, Perpignan : un homme s’est fait frapper à coups de bâtons sur une plage, sans qu’aucun témoin n’intervienne. La victime porte désormais une minerve.
  • 8 avril, Marseille : une jeune lesbienne a été frappée dans la rue (coups de pieds au pubis et coups de poings), et s’est retrouvée sur le visage sur le trottoir avec plusieurs dents cassées. Elle a porté plainte.
  • Début avril, Paris : un homosexuel a été retrouvé mort étranglé chez lui. Un autre a été retrouvé agonisant à son domicile. Le motif de ces deux agressions différentes n’est pas encore établi.

Nos associations sont très inquiètes d’un tel nombre de violences physiques en quelques jours à peine. Ceci ne fait que confirmer une tendance observée par SOS homophobie depuis plusieurs années, à savoir une augmentation du nombre de témoignages d’agressions physiques (multiplication par 6 entre 2000 et 2004).

Ces agressions montrent, s’il en était encore besoin, que l’homophobie est bien une réalité, même sous ses aspects les plus violents, et qu’elle n’est pas encore éradiquée.

Les exemples récents de procès montrent d’autre part que les homophobes se sentent dans leur droit lorsqu’ils insultent ou frappent des homosexuels simplement parce qu’ils existent. Loin de témoigner un repentir, la plupart semble convaincu que l’homosexualité est “inférieure à l’hétérosexualité”, comme l’avait déclaré le député Christian Vanneste dans la presse, et se sent investi d’une mission pour nettoyer la France des homosexuels. Les propos prononcés par ces assaillants (”Les pédés méritent une bombe, ce ne sont pas des hommes !” par exemple) indiquent clairement qu’il est plus que jamais urgent de sensibiliser les jeunes à la lutte contre l’homophobie : les témoignages reçus par SOS homophobie en 2005 indiquent que ces agressions sont souvent le fait de mineurs ou de jeunes majeurs. Or, aucune action de sensibilisation réelle à la lutte contre l’homophobie n’est encore prévue dans les programmes de l’Éducation Nationale.

Nos associations, qui luttent au quotidien contre l’homophobie, ont donc décidé de mettre en place une cellule de crise afin de réagir au plus vite suite aux agressions homophobes, et restent très vigilantes sur les nouveaux cas de violences qui leur sont signalés.

Contacts Presse :
SOS homophobie : Jacques LIZE / jacques.lize@sos-homophobie.org / 06.73.51.35.22
SNEG : Gérard SIAD / sneg@sneg.org / 06.09.07.69.22
Act Up-Paris : Thierry SCHAFFAUSER / zezetta.star@caramail.com / 06.16.95.31.23
Groupe Action Gay et Lesbien-Loiret (GAGL) : Denis LEFEVRE / actiongay@free.fr / 06.29.65.57.38


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Détention provisoire pour les prévenus de l’acte d’agression homophobe

Jeudi 20 avril 2006

Cher(e)s adhérent(e)s et sympathisant(e)s,

De nombreux membres du Groupe Action Gay Lesbien Loiret, de nombreux partenaires associatifs du GAGL étaient présents à l’audience publique où comparaissaient les agresseurs.

Les agresseurs, comme la loi les y autorise, ont demandé un renvoi de l’audience.

Il a donc été débattu d’une détention provisoire en attendant le procès le

vendredi 12 mai 2006 à 14h
au tribunal correctionnel d’Orléans (46, rue de la Bretonnerie)

Après les plaidoiries, la détention provisoire a été prononcée par le Juge jusqu’au 12 mai pour “éviter le risque de réitération d’actes à caractère violent”, et “le risque d’intimidation des plaignants”.

Le GAGL continue de protéger et de soutenir les agressés en se portant partie civile officiellement. Le GAGL gère le dossier avec Maître PALADINO et les plaignants.

Le Président s’est exprimé seul, à la demande des plaignants, devant la presse locale et nationale en rappelant la position et le rôle de l’association dans cette affaire.


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Appel : Tous au tribunal d’Orléans

Mercredi 19 avril 2006

Cher(e)s adhérente)s et sympathisant(e)s,

Les victimes sont passées ce soir en confrontation avec leurs agresseurs à l’hôtel de Police. Madame le Procureur a décidé de poursuivre les agresseurs en comparution immédiate demain, le jeudi 20 avril 2006 à 14h en audience publique , au tribunal d’Orléans (rue de la Bretonnerie)

JusticeLe GAGL Loiret se porte partie civile auprès des agressés.

Toutes les personnes qui peuvent se libérer sont invitées à venir les soutenir.

Plus on sera nombreux, plus le message sera fort.
Vous pouvez continuer à les encourager avec vos messages de soutien en postant vos commentaires.

Le Conseil d’Administration


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Le GAGL s’engage auprès des victimes d’homophobie

Mardi 18 avril 2006

Ce dimanche 16 avril 2006, aux alentours de 15h45, deux homosexuels ont été agressés dans la rue, près de place d’Arc à Orléans, où ils attendaient leur bus.
Non à  l'HomophobieCette agression a été définie par les services de police comme suit :
« Violences volontaires aggravées en réunion, en raison de l’orientation sexuelle de la victime. »

Le Groupe Action Gay et Lesbien - Loiret dénonce fermement ce comportement inacceptable, se porte partie civile auprès des deux victimes, et veillera à ce que cet acte ne reste pas impuni.

En outre, le GAGL, soutenu dans sa démarche par plusieurs acteurs de la communauté homosexuelle, dont SOS Homophobie et le magazine TÊTU, réaffirme qu’un(e) homosexuel(le) est un(e) citoyen(ne) qui, face à toute violence gratuite, n’hésitera plus dorénavant à faire valoir ses droits en portant plainte et en demandant réparation.

 

En tant qu’association d’homosexuel(le)s, le GAGL a mis en place, par l’intermédiaire de son site, un réseau de soutien et d’aide aux deux victimes.


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