Né à Orléans il y a un peu plus de 21 ans, Stéphane Hussein, conseiller clientèle en horlogerie, ne fait rien sans passion, en particulier s’agissant de ce qui donne aujourd’hui sens à sa vie : la photographie.
Assis sur un canapé de son salon décoré avec goût, Stéphane Hussein parle avec passion de la photographie. « Un jeu » autant qu’une « échappatoire ». « Je peux y passer des heures. J’y prends du plaisir » explique le jeune homme. Un goût pour l’art qu’il se souvient avoir découvert très jeune, influencé sans doute un peu par un père qui avait fait des études d’architecte et une mère « très créative ». Stéphane aurait d’ailleurs aimé faire des études artistiques. Cependant, pas vraiment encouragé dans cette voie par son entourage, il va très vite choisir l’apprentissage et le commerce, contre l’avis du principal du collège de Chécy qui avait décelé en lui des aptitudes littéraires. Mais le jeune Cacien a envie d’indépendance. L’alternance lui en offre la possibilité.

"Time Goes Back"
Souvenirs. C’est d’ailleurs avec ses salaires d’apprenti vendeur qu’il va acheter à un ami, d’occasion, son premier réflexe numérique. Quelques années plus tôt, il aura fait ses premiers pas dans l’art de la photo avec un 24×36 compact. De ceux dont le boiter s’ouvre facilement, détruisant d’un coup toutes les images déjà sur la pellicule. A cette époque, il s’agissait surtout de « garder des souvenirs » : « La chienne de ma gardienne, les têtards dans la mare, les poneys de mes vacances » raconte-t-il aujourd’hui en souriant. Sentimental et facilement nostalgique, Stéphane « aime avoir un souvenir de toute ce [qu'il] fait ». Puis, vers 16 ans, il commence, avec un compact numérique, « à faire prendre des pauses aux autres et à moi-même », et plus largement à « tous ceux qui voulaient bien se prêter au jeu ». Viendra donc ensuite le premier réflexe numérique, puis le second, le Nikon D700 avec lequel il travaille désormais. « Un prêt-cadeau à durée indéterminée » que lui fait son père.
Improvisation. Autodidacte, Stéphane fait de la photo à la manière des premiers jazzmen qui jouaient de la musique sans savoir lire les notes. Le jeune homme travaille à l’instinct, sans connaître par avance les fonctionnalités de son appareil, sans avoir lu « la notice qui ressemble à un dictionnaire ». Un empirisme qu’il applique aussi dans le choix de ses sujets. Ainsi de la mise en scène qui est aujourd’hui au centre de son art. S’il écume désormais les boutiques orléanaises pour y dénicher des objets plus ou moins insolites à intégrer dans ses tableaux vivants (masques, robes, fleurs, vases,…), il a longtemps agi de manière non pré-méditée, « au feeling ». L’improvisation n’a cependant pas totalement disparue de ses photos. Le mystère non plus. Stéphane aime intégrer à ses images des messages codés. Des détails, des objets qui ne parleront qu’à ceux qui en connaîtront le sens et intrigueront les autres. Pour ne jamais se dévoiler totalement.
Car c’est d’abord lui que Stéphane livre dans ses photos qui « sont le reflet de mon humeur et de ma personnalité ». Manière aussi de donner à voir, à deviner, – sans les dire – des douleurs enfouies. Il faut sans doute apprendre à regarder ses œuvres pour comprendre : « Mes photos reflètent mon âme ».

"Bazar Bizarre"
Préférences
Son livre préféré : Le liseur de Bernhard Schlink
Son réalisateur préféré : Tim Burton
Le personnage qui l’a marqué : Edith Piaf . « Dans le film La Môme, je chiale à chaque fois quand elle apprend la mort de Marcel Cerdan ».
Ses photographes préférés : David Lachapelle et Gregory Crewdson
Ses plats préférés : la raclette et les galettes de blé noir
Son rêve : vivre un jour de sa passion
Le bar-coktail O’Reds à Orléans accueille depuis le 31 octobre la première exposition photo de Stéphane Hussein : Troubles Apparences.
Plus d’infos : stephanehussein.book.fr
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Toujours élégamment vêtue et maquillée avec goût, Cindy est le type même de jeune femme qui fait se retourner les hommes dans la rue. Peine perdue. Cindy, ce sont les filles qu’elle préfère. Une attirance, affirme-t-elle, découverte à la maternelle lorsqu’un de ses camarades de classe lui a expliqué que deux femmes pouvaient se marier ensemble. « Je vais me marier avec Magali » se souvient de lui avoir répondu Cindy.
Famille d’accueil.
Un enfant. 
Ecole primaire. La découverte du magasin Mic-Magic, dans le quartier Bourgogne à Orléans va lui ouvrir de nouvelles perspectives. Le patron de la boutique lui propose des cassettes vidéo d’initiation, lui fait découvrir de nouveaux tours. Dans le même temps, il court les conférences à Orléans et à Paris. Avec son père qui le soutient dès le départ. « Ma mère était contente aussi mais disait que ça me passerait. Aujourd’hui, ils me font régulièrement la surprise de venir assister à des galas où je ne les attends pas ».
Orléans TV. Un événement déterminant se produit un peu avant sa majorité. Rémy Desmantes, le directeur du musée du Cirque et de l’Illusion de Dampierre en Burly lui propose de l’accompagner sur le plateau d’une émission de la toute naissante Orléans TV. Il est immédiatement repéré. Pendant plusieurs années, il présente ses tours dans le cadre « Comme à la maison ». « Je dois à Rémy Desmantes une grande partie de ce que je suis aujourd’hui » explique Laurent. Dans le même temps, il décide de faire son année de terminale par correspondance : « Les cours me prenaient trop de temps ». Dès ses 18 ans, il passe son permis. «Je l’attendais. La voiture était prête. Et la camion presque aussi ». Car il faut désormais transporter du matériel volumineux, des accessoires de « grande illusion » que ses premiers cachets lui permettent d’acquérir. « J’en avais envie depuis tout petit. Il me manquait juste les moyens » se souvient Laurent. Il s’appelle désormais Tim Silver.
Las Vegas. Pas question, pour autant, pour Laurent, de s’endormir sur ses lauriers. Car Tim Silver a deux choses en tête. Un projet : ouvrir un cabaret en Sologne – « j’économise tous les mois pour cela » ; et un rêve : « Finir à Las Vegas, la capitale mondiale de la magie. C’est le rêve de tous les magiciens ». Avec, toujours chevillée au cœur, cette passion intacte qui lui fait arborer un large sourire quand il l’évoque : « Le pouvoir d’émerveiller le gens ».
Sur facebook et sur son skyblog, il se fait appeler Michel Phylos, du nom du héros du livre de science fiction J’ai vécu sur deux planètes : « Un fabuleux voyage dans le temps et l’espace : le narrateur traverse les siècles et les civilisations, au fil d’incarnations successives, de la période mythique de l’Atlantide aux Temps modernes » peut-on lire sur Internet. Mais Phylos est aussi, dans la mythologie cathodique de Startrek, une planète « d’une civilisation technologiquement avancée ».
Ses livres préférés : Et après de Guillaume Musso, Et si c’était vrai de Marc Lévy, Le pèlerin de compostelle de Paulo Coelho, Les Grands initiés d’Edouard Schuré…
toutes les vexations et humiliations qui vont avec. Paradoxalement, c’est en découvrant son attirance pour les garçons qu’il va commencer à maigrir. Le stress – aggravé par le rejet violent dont il fait l’objet de la part de la famille musulmane de sa mère – va lui faire perdre du poids.
Pour l’heure, Mehdi est aux petits soins pour une vraie princesse : sa mère, qui va se remarier le 1er août. C’est à lui, son témoin, que revient la mission d’en faire la reine d’un jour : robe de mariée, coiffeur, manucure, il s’occupe de tout.









