Archive pour la catégorie ‘Lien social’

On se fait un resto solidaire ?

Rédigé par Romain le 1 - juin - 2010 AJOUTER VOTRE COMMENTAIRE

Des restaurateurs solidaires de Sidaction reversent 10% de leur recette à Sidaction le 10 juin prochain. Dans le Loiret, un seul restaurateur participe à l’opération.

Le 10 juin prochain, Sidaction organise la seconde édition de l’opération « Les chefs solidaires » qui repose sur un principe simple : reverser 10 % de la recette brute du 10 juin à Sidaction.
L’objectif de cette opération est de créer un évènement de solidarité en faveur des personnes vivant avec le VIH-Sida. Faire bénéficier les personnes vivant avec le VIH  d’une alimentation saine et équilibrée, prendre en compte les problèmes nutritionnels spécifiques qu’elles rencontrent font partie des missions de Sidaction.

Pour Sidaction il est donc important de faire appel aux restaurateurs. Au delà de la collecte de fonds et de la médiatisation de l’opération « les chefs solidaires » permettront de sensibiliser un large public à la lutte contre le sida, de faire comprendre que ce combat est l’affaire de tous, et de mettre en avant la solidarité des professionnels de la restauration.

Dans le Loiret, le restaurant gastronomique « Clémence-Estaminé » à Vitry au Loges participera a cet évènement.

Du jeudi  10 au samedi 12 juin 2010, Dominick Demoustier vous accueille dans le cadre chaleureux de son restaurant autour du buffet Sidaction. (apéritif gratuit contre un don au Sidaction, animation musicale, restauration traditionnelle sur réservation)

Tout au long du week-end, des personnalités, des sportifs, des politiques viendront soutenir l’action. Des professionnels seront présents pour vous informer sur le VIH-Sida, des documents d’information, des préservatifs, des rubans rouges seront à votre disposition.

Renseignement et réservation au 02.38.59.31.35

Restaurant « Clémence Estaminet » – Hôtel de la Croix Rouge
7 rue Gambetta – 45530 Vitry aux Loges
Email : clemence-estaminet@orange.fr
Site : www.clemence-estaminet.com

Partagez sur votre réseau social :

  • PDF
  • del.icio.us
  • Scoopeo
  • MySpace
  • Netvibes
  • Wikio FR
  • Technorati
  • Live
  • Google Bookmarks
  • Facebook
  • Yahoo! Buzz
  • Twitter
Votez pour cet article :
loading

Soirée Rouge : osez la couleur !

Rédigé par Romain le 4 - février - 2010 AJOUTER VOTRE COMMENTAIRE

Samedi 27 mars  2010 de 22h à 4h
(
ce we on change d’heure, la soirée rouge c’est jusqu’à 5h ancienne heure)
Salle La Cigogne, rue d’Estienne d’Orves à ORLÉANS

Plan d’accès plan d'accès

Entrée + 1 conso : 13 € non adhérents – Tarif réduit adhérents : 8 €
Vestiaire : 2 €
C’est le moment d’adhérer !

Conso soft 2 € , alcools 3 € à 8 €
Toute sortie est définitive – Zone Fumeurs aménagée

Station TRAM : Croix Saint Marceau

Vous choisissez de prendre la voiture pour rentrer ?
Ok, mais celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas !


Les soirées du GAGL sont des soirées associatives qui ont cette particularité de relier les personnes entre elles pour faire la fête, ensemble !!! Elles sont préparées par des personnes qui donnent de leur temps pour la déco, l’installation, les démarches administratives, la tenue du bar, du vestiaire, le rangement,…

Si toi aussi tu veux donner quelques heures et passer une journée sympa à nos côtés en donnant un coup de main….hop hop hop, tu prends contact.

Partagez sur votre réseau social :

  • PDF
  • del.icio.us
  • Scoopeo
  • MySpace
  • Netvibes
  • Wikio FR
  • Technorati
  • Live
  • Google Bookmarks
  • Facebook
  • Yahoo! Buzz
  • Twitter
Votez pour cet article :
loading

Stéphane, photographe corps et âme

Rédigé par Pascal Matthieux le 12 - novembre - 2009 1 COMMENTAIRE

Né à Orléans il y a un peu plus de 21 ans, Stéphane Hussein, conseiller clientèle en horlogerie, ne fait rien sans passion, en particulier s’agissant de ce qui donne aujourd’hui sens à sa vie : la photographie.

Stef1Assis sur un canapé de son salon décoré avec goût, Stéphane Hussein parle avec passion de la photographie. « Un jeu » autant qu’une « échappatoire ». « Je peux y passer des heures. J’y prends du plaisir » explique le jeune homme. Un goût pour l’art qu’il se souvient avoir découvert très jeune,  influencé sans doute un peu par un père qui avait fait des études d’architecte et une mère « très créative ». Stéphane aurait d’ailleurs aimé faire des études artistiques. Cependant, pas vraiment encouragé dans cette voie par son entourage, il va très vite choisir l’apprentissage et le commerce, contre l’avis du principal du collège de Chécy qui avait décelé en lui des aptitudes littéraires. Mais le jeune Cacien a envie d’indépendance. L’alternance lui en offre la possibilité.

stef2

"Time Goes Back"

Souvenirs. C’est d’ailleurs avec ses salaires d’apprenti vendeur qu’il va acheter à un ami, d’occasion, son premier réflexe numérique. Quelques années plus tôt, il aura fait ses premiers pas dans l’art de la photo avec un 24×36 compact. De ceux dont le boiter s’ouvre facilement, détruisant d’un coup toutes les images déjà sur la pellicule. A cette époque, il s’agissait surtout de « garder des souvenirs » : « La chienne de ma gardienne, les têtards dans la mare, les poneys de mes vacances » raconte-t-il aujourd’hui en souriant. Sentimental et facilement nostalgique, Stéphane « aime avoir un souvenir de toute ce [qu'il] fait ». Puis, vers 16 ans, il commence, avec un compact numérique, « à faire prendre des pauses aux autres et à moi-même », et plus largement à « tous ceux qui voulaient bien se prêter au jeu ». Viendra donc ensuite le premier réflexe numérique, puis le second, le Nikon D700 avec lequel il travaille désormais. « Un prêt-cadeau à durée indéterminée » que lui fait son père.

stef3Improvisation. Autodidacte, Stéphane fait de la photo à la manière des premiers jazzmen qui jouaient de la musique sans savoir lire les notes. Le jeune homme travaille à l’instinct, sans connaître par avance les fonctionnalités de son appareil, sans avoir lu « la notice qui ressemble à un dictionnaire ». Un empirisme qu’il applique aussi dans le choix de ses sujets. Ainsi de la mise en scène qui est aujourd’hui au centre de son art. S’il écume désormais les boutiques orléanaises pour y dénicher des objets plus ou moins insolites à intégrer dans ses tableaux vivants (masques, robes, fleurs, vases,…), il a longtemps agi de manière non pré-méditée« au feeling ». L’improvisation n’a cependant pas totalement disparue de ses photos. Le mystère non plus. Stéphane aime intégrer à ses images des messages codés. Des détails, des objets qui ne parleront qu’à ceux qui en connaîtront le sens et intrigueront les autres. Pour ne jamais se dévoiler totalement.
Car c’est d’abord lui que Stéphane livre dans ses photos qui  « sont le reflet de mon humeur et de ma personnalité ».  Manière aussi de donner à voir, à deviner, – sans les dire – des douleurs enfouies. Il faut sans doute apprendre à regarder ses œuvres pour comprendre : « Mes photos reflètent mon âme ».

stef4

"Bazar Bizarre"

Préférences
Son livre préféré : Le liseur de Bernhard Schlink
Son réalisateur préféré : Tim Burton
Le personnage qui l’a marqué : Edith Piaf . « Dans le film La Môme, je chiale à chaque fois quand elle apprend la mort de Marcel Cerdan ».
Ses photographes préférés : David Lachapelle et Gregory Crewdson
Ses plats préférés : la raclette et les galettes de blé noir
Son rêve : vivre un jour de sa passion

Le bar-coktail O’Reds à Orléans accueille depuis le 31 octobre la première exposition photo de Stéphane Hussein : Troubles Apparences.

Plus d’infos : stephanehussein.book.fr

Partagez sur votre réseau social :

  • PDF
  • del.icio.us
  • Scoopeo
  • MySpace
  • Netvibes
  • Wikio FR
  • Technorati
  • Live
  • Google Bookmarks
  • Facebook
  • Yahoo! Buzz
  • Twitter
Votez pour cet article :
loading

Un menu de fête chez « Eugène »

Rédigé par Romain le 5 - novembre - 2009 AJOUTER VOTRE COMMENTAIRE

eugene-orleansPour fêter ensemble la fin d’année, nous vous proposons de partager un repas chez  EUGÈNE – rue Sainte Anne (à deux pas du 28 Bis) – l’un des meilleurs restaurants gastronomiques d’Orléans à prix d’amis (C’est bon pour le pouvoir d’achat !). Il est impératif de réserver avant le 20 novembre 2009.

Choisissez VOTRE ENTRÉE + VOTRE PLAT + VOTRE DESSERT entre les propositions suivantes :

Désolé, la date limite d'inscription par internet est dépassée. Renseignez-vous au "28 BIS" auprès de Thierry pour les inscriptions de dernière minute.

Une fois l’inscription effectuée,
merci d’adresser votre règlement / personne à l’adresse suivante :

Groupe action gay et lesbien LOIRET – Maison des associations
46 ter rue Sainte Catherine – 45000 ORLÉANS

ou à déposer aux heures d’ouverture du « 28 BIS »

Partagez sur votre réseau social :

  • PDF
  • del.icio.us
  • Scoopeo
  • MySpace
  • Netvibes
  • Wikio FR
  • Technorati
  • Live
  • Google Bookmarks
  • Facebook
  • Yahoo! Buzz
  • Twitter
Votez pour cet article :
loading

Ambroise, l’égalité au cœur

Rédigé par Pascal Matthieux le 12 - octobre - 2009 AJOUTER VOTRE COMMENTAIRE

Militant communiste engagé contre toutes les formes de discrimination, attaché de com’ et de relations publiques, Ambroise Passegué aspire, à 30 ans, à construire du durable aussi dans sa vie personnelle.

ambroiseAmbroise est nostalgique de Paris. Quand ses parents le « récupèrent » en 2004 après plusieurs années passées dans la capitale, le jeune homme qui a alors 25 ans, accuse « une grosse fatigue physique et morale ». Qui plus est, il vient de perdre ses deux emplois, pour cause, notamment, de fin de l’expérience « emploi-jeunes ».
Les relations d’Ambroise avec sa famille n’ont pourtant toujours été aussi faciles. Son coming out familial à 15 ans provoque un véritable séisme dans cette famille catholique de gauche. Et se traduit pour le garçon de l’époque par un double deuil : celui de ses parents et celui de sa première histoire d’amour. Le copain de lycée avec qui il sort à ce moment-là préfère rompre. Cette épreuve fait mûrir Ambroise de manière accélérée et marque le début de son engagement. Dans l’éducation populaire – aux CEMEA – mais aussi « dans les matières que j’adore ». Lycéen à Voltaire à Orléans La Source, il se donne comme objectif de décrocher son baccalauréat littéraire avec brio. Il l’obtient avec la mention « bien » et l’une des meilleures notes d’histoire de l’académie. Fort de ce bagage, il quitte Sandillon, la terre de ses ancêtres, pour Paris et des études d’histoire de l’art et de communication.

ambroise2Pacs. Ambroise commence par travailler en alternance dans des salles de spectacle. Et aussi pour une boite de nuit gay parisienne bien connue. Nous sommes alors en plein débat sur le Pacs. Au centre gay et lesbien de Paris qu’il fréquente, il découvre la mobilisation du milieu homosexuel pour l’égalité des droits. Ambroise vit dans le quartier de Belleville où il retrouve à la fois l’ambiance « village » de son Sandillon natal et où il peut profiter, lui l’amateur d’art, du foisonnement culturel, mais aussi de « l’anonymat », de « la folie quotidienne » qui fait qu’on ne sait pas le matin ce qu’on va faire le soir ni qui on va rencontrer. « Que ce soit au plan social ou sexuel, les relations à Paris ne sont pas si superficielles que ça » affirme Ambroise.

Fête de l’Humanité. Lorsqu’il revient à Orléans, chômeur et fatigué, Ambroise » redécouvre [sa] ville « . Poussé par ses parents, il s’inscrit au CNAM et en licence d’espagnol. Puis fait la connaissance du GAGL.   » C’est grâce au GAGL que j’ai rencontré des gens – Denis, son président en particulier – qui partagent la même identité que moi et qui m’ont aidé à reprendre pied « . A la demande de l’association, Ambroise planchera sur « la déportation homosexuelle pendant le IIIe Reich ». « Ca m’a redonné confiance en moi » se souvient le jeune homme.
ambroise3La rencontre avec un responsable national et local du Parti communiste, le fait adhérer au PCF en 2005, à l’occasion de la fête de l’Humanité. « A la gauche de à gauche », Ambroise fait partie, affirme-t-il, de « la jeunesse déçue par la gauche plurielle ». Cette entrée en politique lui permet de « structurer mes idées de gauche et de repenser le combat politique ». Il sera candidat aux élections municipales en 2008 sur la liste PS-Verts-PC conduite par Jean-Pierre Sueur.

Mariage gay. Un combat politique qu’il met prioritairement au service de son combat pour l’égalité auquel il a été initié durant ses années parisiennes. Ambroise est d’ailleurs membre de « Fiers et révolutionnaires » qui regroupe les militants communistes féministes et LGBT. « Fondamentalement » favorable au mariage et à l’adoption pour les couples gay et lesbiens, il s’interroge encore sur « la gestation pour autrui ». Mais avant tout, il est à la fois préoccupé par « le conservatisme croissant d’une part importante de la communauté homosexuelle » et animé par « l’émancipation des minorités des minorités : les trans, les intersexe, les gays des banlieues » qui, à l’intérieur même du milieu homosexuel, sont victimes de discriminations. De la part en particulier de jeunes, souvent « apolitiques » « qui n’on jamais connu, dans leur famille ou leur entourage, de problèmes liés à leur homosexualité ».
Arrivé à la trentaine et sans lâcher son action politique, notamment pour « qu’Orléans repasse à gauche un jour », Ambroise le toujours célibataire, souhaite désormais « [se] donner les moyens de construire un projet de vie commune ». Une formule dont la complexité en dit long sur le chemin qui lui reste à parcourir.

Préférences
Ses livres préférés : Le Bateau phare de Blackwater de Colm Toibin, Quand est-ce que l’on arrive d’Oward Buten.
Son réalisateur préféré : Pedro Almodovar
Son plat préféré : le ragout de pied de cochon.
Quand il sort : au Sweet and co (photos) – « Chez Coco » – et dans les bars de quartier en général (« Ca me rappelle Belleville »).

Partagez sur votre réseau social :

  • PDF
  • del.icio.us
  • Scoopeo
  • MySpace
  • Netvibes
  • Wikio FR
  • Technorati
  • Live
  • Google Bookmarks
  • Facebook
  • Yahoo! Buzz
  • Twitter
Votez pour cet article :
loading

Soirée resto au Belem

Rédigé par Romain le 2 - octobre - 2009 AJOUTER VOTRE COMMENTAIRE

la-tour-de-belemLe GAGL 45 vous propose une soirée au resto.
Cette soirée est annulée par manque d’inscriptions.

Au menu :

- kir
- buffet d’entrées
- assiette de viandes
- buffet de desserts

et boissons

Prix négocié : 23 euros

annuléRéservation avec paiement avant le 5 octobre 2009 à l’ordre du GAGL45.
Vendredi 9 octobre 2009 à partir de 20h,

La Tour de Belem, 152, rue Charles Beauhaire à Saint Jean de la Ruelle

Partagez sur votre réseau social :

  • PDF
  • del.icio.us
  • Scoopeo
  • MySpace
  • Netvibes
  • Wikio FR
  • Technorati
  • Live
  • Google Bookmarks
  • Facebook
  • Yahoo! Buzz
  • Twitter
Votez pour cet article :
loading

Candide Cindy

Rédigé par Pascal Matthieux le 29 - septembre - 2009 AJOUTER VOTRE COMMENTAIRE

Jeune fille à la fois sensible, discrète et déterminée, Cindy Le Moal aspire, à 25 ans, à une vie stable et tranquille – « hors milieu » - avec Valérie, après une enfance plus que tourmentée. Persuadée que sa vie n’a aucun intérêt à être racontée, craignant qu’on croie qu’elle veuille se faire plaindre, elle a hésité à se confier.

cindy2Toujours élégamment vêtue et maquillée avec goût, Cindy est le type même de jeune femme qui fait se retourner les hommes dans la rue. Peine perdue. Cindy, ce sont les filles qu’elle préfère. Une attirance, affirme-t-elle, découverte à la maternelle lorsqu’un de ses camarades de classe lui a expliqué que deux femmes pouvaient se marier ensemble. « Je vais me marier avec Magali » se souvient de lui avoir répondu Cindy.
Bien sûr, pendant l’adolescence, elle flirte avec des garçons « pour faire comme tout le monde ». Mais à 17 ans, elle décide qu’elle est lesbienne, l’annonce à sa mère – qui pense alors que ça ne durera pas – et à quelques amies, sans pour autant passer à l’acte. Il faudra attendre pour cela sa rencontre avec Sandra, « même âge que moi et dans la même galère ». Trois ans de vie commune chaotique, avec, à l’issue, une séparation que Cindy vivra très douloureusement : « Tu ne sais plus marcher, tu ne sais plus rien faire ». Le bonheur viendra de gayvox, un site d’information et de rencontres gay et lesbiennes. Dans ses nombreux contacts, Valérie était la seule à ne pas avoir de photo sur son profil. Cindy l’imaginait comme une grande black. Jusqu’à une rencontre, pendant Les Tombées de la Nuit à Rennes, organisée via sms et à laquelle Cindy arrivera avec trente minutes d’avance et Valérie avec autant de retard, grande, mais blanche.

Cindy1Famille d’accueil. Après des passages par Paris et Lyon (« Merci la carte 12-25 »), les deux jeunes femmes qui vivent ensemble « depuis le 31 décembre 2007 » viennent s’installer dans l’agglomération d’Orléans où Valérie a été mutée. Elles habitent désormais une petite maisonnette. Une tranquillité et une stabilité à laquelle Cindy aspire depuis longtemps. Un désir sans aucun doute hérité d’une enfance particulièrement mouvementée.
La mère de Cindy a 19 ans quand elle met au monde sa première fille. Son père en a 21. « Le plus beau mec du quartier de la ZUP Sud de Rennes ». « Le Blosne » comme on dit là-bas. Un mec macho et tatoué, « chemise, jean et mocassins blancs », qui, au début des années 80 faisait se pâmer d’envie les adolescentes. Mais très vite, la vie du jeune couple se délite. Ponctuée par les dépressions et les tentatives de suicide de sa mère. Une fois, Cindy, à l’âge de 6 ans, la sauvera d’une mort certaine, traversant la Zup en courant pour prévenir sa tante qui alertera les secours. Au bout du compte, après que son père eut quitté le domicile familial, Cindy et sa jeune sœur se retrouveront en famille d’accueil, à Saint-Malo pendant quelques mois, puis à Redon, durant huit années. « C’était la première fois que je voyais une grande grande maison avec un grand grand jardin » se souvient aujourd’hui la jeune fille. La famille, catholique pratiquante, a déjà cinq enfants adoptés (deux Réunionnais, un Malgache et deux Guatémaltèques) et un enfant trisomique placé là, lui aussi, comme Cindy et sa sœur, par un juge des enfants. « C’est elle qui m’a élevé » dit laconiquement Cindy à l’évocation de cette période, avec, derrière ces mots, on le perçoit, de très douloureux non-dits.

cindy3Un enfant. Cindy aurait voulu être comédienne de théâtre. Elle en a d’ailleurs fait pendant presque trois ans à l’Arkiane Théâtre de Redon. Déterminée, elle se renseigne pour intégrer le Théâtre national de Marseille. « Mais il me fallait un appartement là-bas. Et ca n’était pas la DDASS qui aller me le payer ». Nouvel échec quand, quelques années plus tard, alors qu’elle est retournée vivre avec sa mère et son nouveau mari, elle croit un temps pouvoir accéder à une classe préparatoire pour devenir technicienne de spectacle. Le coût de la formation – 30 000 francs à l’époque – sera à nouveau rédhibitoire. « J’ai été très malheureuse pendant des semaines » se souvient Cindy. Elle intégrera finalement la faculté de Ker Lann à Bruz pour y apprendre les métiers de l’hôtellerie. Aujourd’hui serveuse dans un hôtel–restaurant de l’agglomération d’Orléans, Cindy a définitivement abandonné son rêve d’enfance : « Le théâtre, c’est pas comme le vélo, si tu ne pratiques pas, tu oublies ». « Je veux un bon boulot et une grande maison avec Valérie ». Et aussi, peut-être, un enfant, ou deux même. « Une enfant chacune avec un père commun ». Avec, dans ce désir, la volonté de recréer une lignée plus stable que son ascendance. « Pour laisser une trace de moi ». Et, à l’instar du Candide de Voltaire, aller cultiver son jardin.

photos Yannick Destaillats

Ses auteur préférés : Voltaire et Jean Cocteau
Son film préféré : High Art de Lisa Cholodenko (1999)
Son plat préféré : la moussaka
Quand elle sort : chez des amis.

Partagez sur votre réseau social :

  • PDF
  • del.icio.us
  • Scoopeo
  • MySpace
  • Netvibes
  • Wikio FR
  • Technorati
  • Live
  • Google Bookmarks
  • Facebook
  • Yahoo! Buzz
  • Twitter
Votez pour cet article :
loading

Laurent le magique

Rédigé par Pascal Matthieux le 21 - septembre - 2009 AJOUTER VOTRE COMMENTAIRE

Giennois né en Bretagne, Laurent Crespin, est, à seulement 20 ans, à la tête d’une florissante entreprise de magie, Tim Silver Production. Il est aujourd’hui totalement reconnu de ce monde très fermé. Retour sur le parcours époustouflant d’un enfant prodige.

Photographe : Stéphane Hussein

Laurent est tombé dans la magie quand il était petit. Depuis, il est insatiable. Comme beaucoup d’autres enfants, il reçoit en cadeau, à l’âge de 5 ans, sa première boîte de magie. « J’ai appris tout ce que l’on pouvait faire avec cette valise ». Il se produit devant ses parents et ses amis. Mais très vite, il en veut plus. Une deuxième, puis une troisième mallette suivront. Avec, finalement, des tours qui se ressemblent toujours plus ou moins. Alors, à 7 ans, il décide de passer à la vitesse supérieure. Aidé de l’annuaire, il contacte des magiciens. Laurent découvre très vite qu’il tente de pénétrer « un milieu très fermé. Ils ne t’aident pas. Il faut être autodidacte pour devenir magicien ».

n1381740525_30109252_8286Ecole primaire. La découverte du magasin Mic-Magic, dans le quartier Bourgogne à Orléans va lui ouvrir de nouvelles perspectives. Le patron de la boutique lui propose des cassettes vidéo d’initiation, lui fait découvrir de nouveaux tours. Dans le même temps, il court les conférences à Orléans et à Paris. Avec son père qui le soutient dès le départ. « Ma mère était contente aussi mais disait que ça me passerait. Aujourd’hui, ils me font régulièrement la surprise de venir assister à des galas où je ne les attends pas ».
Pendant cinq ans, entre 7 et 12 ans, il se produit partout où cela est possible. A 8 ans, il présente lui-même le gala de l’école primaire où il est inscrit à Gien. Ses soirées, ses vacances, tout son temps libre sont consacrées à la magie. Et à 12 ans, Laurent fait son premier spectacle rémunéré. Recruté par une association, il se produit devant 400 personnes. Le Journal de Gien et La République du Centre relaient l’événement. Dès lors, c’est l’enchaînement. On va «s’arracher» le jeune prodige. On le réclame pour les fêtes du 3e âge ou les kermesses paroissiales, dans les associations, les petites communes.

Orléans TV. Un événement déterminant se produit un peu avant sa majorité. Rémy Desmantes, le directeur du musée du Cirque et de l’Illusion de Dampierre en Burly lui propose de l’accompagner sur le plateau d’une émission de la toute naissante Orléans TV. Il est immédiatement repéré. Pendant plusieurs années, il présente ses tours dans le cadre « Comme à la maison ». « Je dois à Rémy Desmantes une grande partie de ce que je suis aujourd’hui » explique Laurent. Dans le même temps, il décide de faire son année de terminale par correspondance : « Les cours me prenaient trop de temps ». Dès ses 18 ans, il passe son permis. «Je l’attendais. La voiture était prête. Et la camion presque aussi ». Car il faut désormais transporter du matériel volumineux, des accessoires de « grande illusion » que ses premiers cachets lui permettent d’acquérir. « J’en avais envie depuis tout petit. Il me manquait juste les moyens » se souvient Laurent. Il s’appelle désormais Tim Silver.
Son passage à la Star’Ac sur TF1 en novembre 2008 avec son spectacle Magic Tribal, va accroître sa notoriété. C’est ce même show mettant en scène douze personnes et un tigre teby qui lui vaut aujourd’hui une première consécration officielle. Le 12 octobre à l’Opéra de Massy, Magic Tribal est au programme du gala des Mandrake d’Or.

Tim-SilverLas Vegas. Pas question, pour autant, pour Laurent, de s’endormir sur ses lauriers. Car Tim Silver a deux choses en tête. Un projet : ouvrir un cabaret en Sologne – « j’économise tous les mois pour cela » ; et un rêve : « Finir à Las Vegas, la capitale mondiale de la magie. C’est le rêve de tous les magiciens ». Avec, toujours chevillée au cœur, cette passion intacte qui lui fait arborer un large sourire quand il l’évoque : « Le pouvoir d’émerveiller le gens ».

Auteur de la photo « Le temps d’une illusion » : Stéphane Hussein, photographe


Son livre préféré : La Métaphysique des tubes d’Amélie Nothomb
Son film préféré : Le diable s’habille en Prada de David Frankel
Son plat préféré : le tournedos Rossini
Quand il sort : au restaurant (« je choisis ») ; en discothèque (« je vais là où on m’emmène »)

Partagez sur votre réseau social :

  • PDF
  • del.icio.us
  • Scoopeo
  • MySpace
  • Netvibes
  • Wikio FR
  • Technorati
  • Live
  • Google Bookmarks
  • Facebook
  • Yahoo! Buzz
  • Twitter
Votez pour cet article :
loading

SUIVEZ-NOUS SUR :

PLUS D'INFOS

VIDEO

TAGS

Nos partenaires

A propos du GAGL

GAGL 45 - siège social Maison des associations 46 Ter rue Ste Catherine 45000 ORLEANS ESPACE LGBT \"LE 28BIS\" 28 Bis Rue Sainte Anne 45000 ORLEANS

Twitter

    Photos

    Activate the Flickrss plugin to see the image thumbnails!