Archive pour la catégorie 'Discriminations'

“Le Q” discothèque à Bourges s’affiche à Paris

Mercredi 7 mai 2008

crédit photo : TETU.comDans un article du 7 mai 2008, de notre correspondant régional Têtu, la discothèque “Le Q” à Bourges serait victime, selon le commerçant, de discriminations régulières. Quoi qu’il en soit, son patron, Olivier RIVET a décidé de frapper fort à Paris par une campagne d’affichage. [ Lire l'article ]

Cherche-t-on à nuire aux “libertés homosexuelles” en province ?

Qu’en pensez vous ? Laissez un commentaire !


Envoie l'article à tes amis

Orléans - Trévise : un jumelage contre l’homophobie

Jeudi 23 août 2007

Giancarlo GentiliniHéritage direct du Traité de Rome, le pacte de jumelage entre Trévise et Orléans a été signé en 1959 à Trévise et confirmé, en 1960, lors des fêtes de Jeanne d’Arc. Proches par la culture, l’économie et le commerce, les deux villes ont voulu, par cet acte, exprimer leur vision commune de l’Europe.
Le 10 août dernier, Giancarlo Gentilini, premier adjoint au maire de la ville italienne en charge de la sécurité tenait des propos homophobes d’une grande violence verbale.

 

Traduction : « Les pédés doivent aller dans d’autres villes où ils sont les bienvenus. Ici, à Trévise, les pédés n’ont rien à faire. Je vais donner immédiatement des instructions à ma commandante (de la police municipale) pour qu’elle fasse un nettoyage ethnique des pédés ».

Le Groupe action gay et lesbien Loiret réagit par ce communiqué de presse :

COMMUNIQUE DE PRESSE
Orléans, le 23 août 2007

Suite aux déclarations de Mr Giancarlo Gentilini, vice-maire de Trévise, ville jumelle d’Orléans, en date du 10 août dernier (voir Libération du lundi 20 août 2007)

Le Groupe Action gay et Lesbien Loiret tient à réagir.

Cet élu s’est permis de tenir des propos homophobes particulièrement haineux et d’une violence verbale que l’on a connu il y a quelques mois lors de l’agression qui s’est déroulée à Orléans (avril 2006).
Nous tenons à manifester notre condamnation la plus forte contre ces propos qui, tenus par un élu, entretiennent l’homophobie « ordinaire » qui peut prendre parfois des formes violentes comme on le voit régulièrement dans notre ville et le département.
Nous continuons de soutenir les personnes victimes de ces agressions qui n’arrivent pas forcément à aller au procès parce qu’on ne retrouve pas les agresseurs ou qu’ils n’ont pas la force de continuer les poursuites.
Nous croyons fermement que la République, le Département et la Ville se doivent d’accueillir chacun dans sa diversité. C’est ce qui fait la richesse de la communauté humaine.

Nous apportons notre soutien à toutes les personnes qui peuvent souffrir de ces propos à Trévise et notamment aux associations qui se sont mobilisées.

Nous croyons fortement que le sentiment d’impunité doit cesser pour les agresseurs potentiels d’homosexuels, c’est pourquoi nous demandons une condamnation sans ambiguïté de la part de nos dirigeants politiques. Il ne doit plus être possible d’exercer des violences verbales ou physiques à l’encontre des personnes homosexuelles en France ou ailleurs dans le Monde.
Réaffirmer cela, c’est prendre sa place dans le combat pour la Liberté de l’ensemble des citoyens, l’Egalité de traitement de chacun et la Fraternité entre tous.

Denis LEFEVRE,
Président du GAGL

icon for podpress  Communiqué de Presse - 23 août 2007: Télécharger (89)
icon for podpress  Article La Rep' 27 aout 2007 - Communiqué de Presse: Télécharger (90)
icon for podpress  Réaction de l'UMP du Loiret - 06 septembre 2007: Télécharger (92)

Envoie l'article à tes amis

Appel à témoins : agression sur un lieu de rencontre gay

Lundi 6 août 2007

Dans la nuit de samedi 4 à dimanche 5 août 2007, une agression a eu lieu sur le lieu de rencontre derrière l’ancienne usine Renault à Orléans. Une dizaine d’individus sont arrivés vers 1h et ont immédiatement et violemment agressé une des personnes présentes. D’autres ont pu échapper aux agresseurs et prévenir la police. La victime a dû recevoir des soins au CHR d’Orléans et une plainte a été déposée.

Nous recherchons des témoins de cette agression pour confondre les auteurs.

Si vous avez été témoins ou victimes d’autres agressions sur ce lieu, merci de nous contacter rapidement, car ensemble, nous pourrons faire reculer cette violence insupportable. Votre identité peut tout à fait rester confidentielle.

L’association met en place le soutien nécessaire auprès de la victime et active son réseau pour gérer au mieux cette situation.

Nous vous rappelons de suivre
20 CONSIGNES DE PRUDENCE
pour draguer avec le moindre risque
sur les lieux de rencontre :

1 ) Sur internet : évitez de communiquez votre numéro de téléphone fixe, préferez le portable afin d’éviter aux homophobes de repérer votre lieu d’habitation.

2 ) Préferez les lieux de rencontres en ville plutôt qu’en forêt surtout la nuit. Vous pourrez plus facilement vous échapper et on pourra mieux vous venir en aide.

3 ) Outil indispensable sur un lieu de rencontre : le sifflet. Ayez toujours un sifflet sur vous pour faire peur, pour alerter.

4 ) Partez rapidement du lieu de rencontre dès qu’un groupe d’individus s’approche de vous et parle fort. Ne vous dites pas : « Je suis libre de faire ce que je veux, je reste ici, c’est mon droit ». Belle pensée démocratique, mais ne prenez pas de risque inutile. Les homophobes ne s’embarassent pas de tels principes. Ne jouez pas au héros.

5 ) Si vous êtes amené à recevoir chez vous via une rencontre internet ou suite à une rencontre dans un lieu de drague, méfiez-vous des personnes qui ont un sac à dos. Ils peuvent cacher du scotch et des cordes pour vous ligoter et vous immobiliser et ainsi vous voler ou pire.

6 ) Sur un lieu de drague en plein air, ne prenez que le strict nécessaire. Laissez chez vous : cartes de crédit, chéquier, bijoux, les grosses coupures de monnaie, vos carnets d’adresses. Conservez : une « menue » monnaie, une pièce d’identité, des médicaments nécessaires pour une nuit en cas de traitement (ventoline, comprimés multithérapie…) pour une nuit au poste, cela peut être utile.

7 ) IMPERATIF : préservatifs et gel à base d’eau… et utilisez les !!!

8 ) Avant de partir, prévenez une personne que vous avez pris rendez-vous à telle heure et sur tel lieu. Si vous n’êtes pas sure de vous : indiquez-lui une heure à partir de laquelle il pourra s’inquiéter sans nouvelle de votre part. Si vous ne pouvez pas prévenir : laissez toute indication chez vous sur un papier mis en évidence.

9 ) Précisez dans la conversation à votre « rencard » qu’un ami est au courant de votre entrevue.

10 ) Pour éviter l’homophobie : sur les « chat », dialogue en direct : ne transmettez pas votre photo par mail, préférez l’interface du site internet, plus sécurisé qui enregistre les adresses IP des intervenants. Si votre contact sur le net peut vous envoyer une photo par mail alors il est assez intelligent pour vous l’afficher sur le site internet. Idem pour vous. Tout ceci évitera les utilisations abusives de vos photos à d’autres fins.

11 ) Lors d’un premier rendez-vous, préférez un lieu public comme un bar par exemple. Evitez de prendre directement RDV à votre domicile.

12 ) Si vous donnez votre numéro de téléphone, exigez impérativement celui de votre correspondant et appelez le pour le confirmer. Ainsi, vous aurez laissé une trace électronique en cas de pépin.

13 ) Sur les lieux de drague (square, forêts,…) évitez de consommer au vu de tous. Premièrement, c’est strictement interdit par la loi, mais deuxièmement, vous risquez de générer des comportements agressifs.

14 ) Si vous êtes en voiture en stationnement : soyez prudent en fermant à clefs les portières du véhicule et soyez prêt à démarrer au quart de tour (ne collez pas trop les véhicules de devant ceux de derrière, afin de pouvoir vous échapper rapidement).

15 ) Lors d’une rencontre dans un lieu qui vous est totalement inconnu : visualisez le plan du quartier sur internet.

16 ) Si vous avez rendez-vous près d’un plan d’eau, faites attention, de préférence orientez votre partenaire vers un endroit plus sure. Et déclinez catégoriquement le rencard si vous ne savez pas nager.

17 ) Solidarité : sur place, discutez un peu avec les autres : on hésite moins à porter assistance à quelqu’un de sympa qu’à un parfait inconnu. C’est même une obligation. Avec votre sifflet : n’hésitez pas à ameuter le quartier !

18 ) Témoin d’une agression : appelez de l’aide (passant, police – le 17 – pas besoin de carte pour les numéros d’urgence.). Au mieux que vous pouvez et après avoir correctement analyser la situation : intervenez avec d’autres dragueurs. Aidez la victime : si elle est blessée, emmenez-là à l’hôpital public pour se faire soigner et pour faire établir un certificat médical (coups et blessures) précisant la durée d’ITTP (incapacité total de travail personnel) obligatoire pour pouvoir réclamer des dommages et intérêts.

19 ) Portez systématiquement plainte ! contrairement aux idées reçues, c’est utile. Sans cela, le problème des agressions et de l’homophobie ne serait pas reconnu par les pouvoirs publics. C’est très important. Idem si vous êtes témoin occulaire, n’hésitez pas à témoignez. Au final, vous pouvez aussi prévenir l’association GAGL, relais local de SOS homophobie.

20 ) Enfin, sur un lieu de drague, laissez l’endroit propre : pas de préservatifs, ni déchets… utilisez les poubelles.


Envoie l'article à tes amis

Retour sur la journée mondiale de lutte contre l’homophobie

Vendredi 18 mai 2007
journee mondiale lutte contre homophobie
illustration : PatriC.

Tribune libre de Patrick :
Mercredi 16 mai 2007, en soirée,  j’ai participé à la distribution de flyers dans les rues et les bars d’Orléans. Cette distribution s’est déroulée dans le cadre de la journée mondiale contre l’homophobie.Certains d’entre nous m’ont interpellé sur le risque que je prenais à aborder les gens dans la rue. J’ai eu l’impression que quelque part la peur s’est installée parmi nous. Certes, si celle-ci peut se justifier par la recrudescence d’actes homophobes, elle peut aussi avoir des effets pervers et néfastes.

J’ai la conviction que cette violence ne signifie pas pour autant que la société soit plus homophobe. Je pense que cette agressivité provient plutôt d’une partie de la population sensible à l’homophobie. Cette dernière est certainement engendrée par une souffrance sociale. Sous cette pression, certaines inhibitions ont disparu et ces individus n’hésitent plus à passer à l’acte.

S’il est indispensable d’être prudent, il faut relativiser car pour moi la peur est mauvaise conseillère. Elle risque de nous influer dans nos comportements sociaux au risque de nous couper petit à petit du reste de la société. Et comme chacun peut le comprendre le repli sur soi nourrit l’incompréhension et donc la discrimination.

Pour ma part je trouve qu’il faut renouveler ce type d’opérations et d’aller davantage vers les passants, dans la rue, comme j’ai essayé de le faire. En tout cas inclure cette action dans le cadre de l’opération « Tous égaux, tous différents » est une excellente idée car nous nous positionnons dans un cadre plus large qui est celui de toutes les discriminations. C’est un bon axe de communication car je pense que beaucoup de citoyens ont tous, quelque part, une bonne raison de se sentir discriminés pour des raisons très diverses.

J’ai discuté avec un groupe de 3 jeunes femmes qui semblaient bien intégrées. Elles ont tout de suite adhéré à mon discours car elles se sont senties concernées à différents niveaux selon leurs problématiques personnelles. L’une car elle était blonde, l’autre car elle était femme et la troisième car elle était d’origine maghrébine. Intéressant ! non ?

Patrick

Que vous a inspiré ce point de vue ? d’accord, pas d’accord ? Une autre manière de voir les choses…Réagissez et laissez votre commentaire !

Envoie l'article à tes amis

Rapport annuel SOS HOMOPHOBIE en vente à Orléans

Dimanche 11 juin 2006

animation sos homophobie rapportLe rapport 2006 de Sos Homophobie vient de paraître. Il est disponible :

En l’achetant à la Librairie des Temps Modernes (57 rue N-D de Recouvrance à Orléans) pour la somme de 10 euros.

Le commander directement à SOS homophobie.

En le commandant dans votre librairie habituelle.
En le commandant sur une librairie en ligne sur Internet.

Possibilité de consulter les rapports annuels des autres années.


Envoie l'article à tes amis

Retour sur la deuxième journée mondiale de lutte contre l’homophobie dans les média

Vendredi 19 mai 2006

logo NRJradioVoici quelques extraits de l’interview de Denis Lefevre, Président du Groupe action gay et lesbien Loiret, répondant au micro de NRJ Orléans, le 17 mai dernier à l’occasion de la 2ème journée mondiale de lutte contre l’homophobie

 
icon for podpress  Qu’est-ce que l’homophobie?: Lire maintenant | Lire en Popup | Télécharger (73)

 
icon for podpress  Comment lutter contre?: Lire maintenant | Lire en Popup | Télécharger (76)

 
icon for podpress  Le cas du suicide des adolescents en quête d’identité sexuelle: Lire maintenant | Lire en Popup | Télécharger (74)

Envoie l'article à tes amis

Homophobie: la justice envoie désormais en prison les casseurs de pédés

Mardi 16 mai 2006

Voici une dépêche AFP qui, dans le cadre de la 2ème journée mondiale de lutte contre l’homophobie, viendra appuyer les propos radiophoniques du Président du Groupe action gay et Lesbien Loiret à l’antenne de NRJ ORLEANS.

Par Laurence BOUTREUX
PARIS, 16 mai 2006 (AFP)

Les tribunaux n’hésitent plus à envoyer en prison ceux qui agressent les homosexuels pour “casser du pédé”, soulignent des organisations à l’occasion de la journée de lutte contre l’homophobie mercredi.

Au printemps, à Orléans, deux hommes de 20 et 22 ans n’ont pas supporté de voir deux autres jeunes hommes s’embrasser sur le banc d’un abribus : ils les ont traités de “sales pédés” avant de les frapper… Le tribunal correctionnel les a condamnés, la semaine dernière, à six mois de prison ferme.”
C’est nouveau : les victimes et les associations qui les soutiennent sont mieux considérées par la justice, constate Alain Piriou de l’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans. Dans les années 1990, il était très difficile d’être pris au sérieux par la police : il fallait se justifier d’être homosexuel, d’utiliser le minitel ou de se trouver sur un lieu de drague homo…”
Depuis, des changements de procédure pénale et de loi sont intervenus. “Les peines encourues pour un crime ou un délit lorsque l’infraction est commise en raison de l’orientation sexuelle de la victime” ont notamment été aggravées (Loi du 18 mars 2003). “La police se comporte mieux avec les victimes, cela ne fait aucun doute, juge Alain Piriou, et la circonstance aggravante du caractère homophobe d’une agression fait l’objet d’une réelle enquête”.
A Marseille, en avril, six adolescents âgés de 14 à 16 ans ont été condamnés à des peines de prison ferme (2 à 12 mois) pour l’agression d’un étudiant homosexuel, David Gros, qui avait été insulté et agressé à coups de casque de moto et de barre de fer. “Les jeunes condamnés n’ont pas volé ces peines parce qu’ils ont été d’une violence inouïe mais les adultes qui les entourent ont une part de responsabilité, commente l’avocat de David Gros, Me Alain Molla. La sanction pénale révèle en fait les ratés de l’éducation : en famille, à l’école, on n’apprend pas à respecter la différence”.

A la tête de l’association SOS Homophobie, Flannan Obé juge que “l’homosexualité a davantage droit de cité”, “qu’elle est moins caricaturée qu’avant”. Mais son association a encore reçu “131 témoignages d’homosexuels agressés physiquement en 2005″ (148 en 2004).”Peut-être que des personnes qui n’éprouvaient pas, jusqu’alors, le besoin d’aller “casser du pédé”, parce que la société elle-même était homophobe, se sentent soudain menacées, avance Flannan Obé. Dans leur esprit, c’est comme si les homosexuels prenaient soudain trop de place, en sortant de la honte et du silence. Alors certains se posent en redresseurs de torts, comme si les homosexuels étaient pour eux une race à combattre”.

Mardi, sept organisations du monde éducatif - Ferc-CGT, FSU, Sgen-CFDT,Unsa-Education, FCPE, Unef et UNL - ont insisté ensemble sur “la nécessité d’impliquer l’école pour éduquer au respect de la diversité”.

Le vice-président de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) Malik Salemkour insiste sur la même idée : “Si l’on veut prévenir les agressions et les nombreux suicides des homos, l’Education nationale doit prendre en compte la question de l’orientation sexuelle comme un élément de la vie et des questionnements des jeunes”.”Dans la lutte contre l’homophobie, le bilan de ce gouvernement est plutôt bon en matière de répression mais nul en matière de prévention”, juge aussi Alain Piriou.

AFP


Envoie l'article à tes amis

Condamnations pour homophobie à Orléans

Vendredi 12 mai 2006

Non à  l'HomophobieLe Tribunal Correctionnel d’Orléans a rendu ce jour, 12 mai 2006 son jugement dans une affaire de violences homophobes.

Les victimes, deux jeunes hommes de 18 et 21 ans, avait été insultées et frappées par deux garçons d’une vingtaine d’années.
Le Groupe Action Gay et Lesbien – Loiret s’était porté partie civile aux côtés des victimes.
Les condamnations sont, pour les deux agresseurs de 12 mois de prison dont 6 avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve avec suivi socio-éducatif. Des dommages et intérêts ont été prononcés au bénéfice des victimes, ainsi qu’au bénéfice de la CPAM et de l’association qui s’étaient portées partie civile.

Le Groupe Action Gay et Lesbien – Loiret prend acte de ce jugement à la suite des réquisitions fortement motivées du Parquet. L’association espère que de tels jugements contribueront à limiter la progression d’agressions homophobes.

Le Groupe Action Gay et Lesbien – Loiret souligne toutefois que cette répression devrait s’accompagner en amont d’information et de prévention, notamment par la sensibilisation des enseignants et élèves aux méfaits de l’homophobie, action qui demeure hélas insuffisamment développée.

Retrouvez dans les “commentaires” (ci dessous), articles de Presse et réactions au lendemian de la condamnation.

France 3 CENTRE - Edition du 12 mai 2006 à 18h50 (1′ 50) :

 
icon for podpress  France 3 Centre 12 mai 2006 - 19/20: Lire maintenant | Lire en Popup | Télécharger (71)

Envoie l'article à tes amis

Une cellule de crise nationale pour agir

Vendredi 28 avril 2006

Alertés par la recrudescence des violences homophobes, notamment ces dernières semaines, SOS Homophobie, le Syndicat National des Entreprises Gaies, Act Up-Paris, le Ravad et la Fédération des centres LGBT (représentée par le GAGL) ont lancé, en réaction, leur “cellule de crise”, le 27 avril.

“La raison de cette initiative ? Elle est simple pour Jacques Lizé de SOS Homophobie :

En 2000, 23 agressions homophobes violentes signalées.
En 2005, c’était 133 cas.

Et il s’agit bien là de violences physiques, certaines ayant entraîné des hospitalisations. On assiste à une évidente dégradation de la situation. Avant, c’était “Sale pédé” maintenant c’est plutôt “Sale pédé. Je vais te cramer !” .

sale pédé sale gouine

Il ne s’agit plus du tout des mêmes menaces qu’avant. Ce constat, partagé par toutes les associations de terrain, nous conduit aujourd’hui à créer cette Cellule de crise contre les agressions LGBT. Il s’agit d’une initiative centrée sur l’action. Il n’est pas question de faire de grands discours mais de réunir les compétences de chacun pour répondre au mieux à la situation actuelle.”

Cinq orientations ont été retenues par la Cellule de crise :

puce rouge Développer un sentiment d’omniprésence des associations qui viennent en aide aux victimes d’agression en superposant les réseaux associatifs existant, en établissant des passerelles entre eux et en mobilisant établissements et médias. L’idée est d’expliquer aux personnes LGBT que la mobilisation est générale et que des réseaux pour informer, pour soutenir existent.

puce orange Autre idée force : une plus grande réactivité. Cela passe par un soutien renforcé aux victimes, la mise en relation avec des avocats gay friendly, un accompagnement de la part des associations dans les démarches telles que les dépôts de plaintes, les examens médicaux… Nous devons créer les conditions pour que les victimes témoignent et déposent plainte plus facilement.

puce jaune Le troisième axe, c’est la sensibilisation des pouvoirs publics. La cellule de crise fera des propositions, faciles à mettre en place, en matière d’accueil des victimes, de prévention sur les lieux extérieurs de rencontres…

puce verte Le quatrième est de faire savoir par tous les moyens aux agresseurs potentiels que les actes homophobes sont aujourd’hui réprimés. Il faut qu’ils comprennent qu’il n’y a plus d’impunité.

puce bleu Dernière orientation : œuvrer pour une mise en place accélérée de politiques de prévention de l’homophobie dans les collèges et les lycées. En effet, on le voit très fréquemment. Beaucoup d’agressions homophobes très violentes sont le fait de mineurs ou de très jeunes adultes. C’est bien le signe que c’est à ce moment là qu’il faut informer et prévenir.

puce violet Enfin, la Cellule de crise a décidé d’éviter “l’écueil de la réunionite”. “Nous serons réactifs, concrets. Notre volonté est d’aller vite pour aider les victimes”.


Envoie l'article à tes amis

Recrudescence importante des agressions physiques homophobes : il est urgent d’agir !

Lundi 24 avril 2006

Communiqué inter-associatif du 24 avril 2006

sos homophobie SNEG Act-up INTER CENTRE LGBT

 

Alors que le nombre d’agressions physiques homophobes explose en ce début 2006, SOS homophobie, le SNEG, Act Up-Paris et le Groupe Action Gay et Lesbien du Loiret (GAGL), membre de la fédération des Centres LGBT, montent une cellule de crise pour informer et lutter contre ces violences.

Nos associations ont constaté un nombre important d’agressions physiques homophobes ces derniers jours :

  • 16 avril, Orléans : deux jeunes de 18 et 22 ans ont été pris à partie alors qu’ils se tenaient par la main devant un arrêt de bus un dimanche après-midi. Ils ont été insultés et frappés, et ont dû subir des interruptions temporaires de travail. Le procès de leurs assaillants est en cours.
  • Nanterre : la victime a été frappée sur son lieu de travail par des personnes qui s’étaient fait passer pour homosexuelles.
  • 13 avril, Strasbourg : un jeune homme a failli être frappé par plusieurs personnes, et a réussi à se réfugier dans sa voiture juste à temps, ce qui n’a pas empêché ses agresseurs de s’acharner dessus. Il a ensuite été poursuivi pendant plusieurs kilomètres.
  • 8 avril, Perpignan : un homme s’est fait frapper à coups de bâtons sur une plage, sans qu’aucun témoin n’intervienne. La victime porte désormais une minerve.
  • 8 avril, Marseille : une jeune lesbienne a été frappée dans la rue (coups de pieds au pubis et coups de poings), et s’est retrouvée sur le visage sur le trottoir avec plusieurs dents cassées. Elle a porté plainte.
  • Début avril, Paris : un homosexuel a été retrouvé mort étranglé chez lui. Un autre a été retrouvé agonisant à son domicile. Le motif de ces deux agressions différentes n’est pas encore établi.

Nos associations sont très inquiètes d’un tel nombre de violences physiques en quelques jours à peine. Ceci ne fait que confirmer une tendance observée par SOS homophobie depuis plusieurs années, à savoir une augmentation du nombre de témoignages d’agressions physiques (multiplication par 6 entre 2000 et 2004).

Ces agressions montrent, s’il en était encore besoin, que l’homophobie est bien une réalité, même sous ses aspects les plus violents, et qu’elle n’est pas encore éradiquée.

Les exemples récents de procès montrent d’autre part que les homophobes se sentent dans leur droit lorsqu’ils insultent ou frappent des homosexuels simplement parce qu’ils existent. Loin de témoigner un repentir, la plupart semble convaincu que l’homosexualité est “inférieure à l’hétérosexualité”, comme l’avait déclaré le député Christian Vanneste dans la presse, et se sent investi d’une mission pour nettoyer la France des homosexuels. Les propos prononcés par ces assaillants (”Les pédés méritent une bombe, ce ne sont pas des hommes !” par exemple) indiquent clairement qu’il est plus que jamais urgent de sensibiliser les jeunes à la lutte contre l’homophobie : les témoignages reçus par SOS homophobie en 2005 indiquent que ces agressions sont souvent le fait de mineurs ou de jeunes majeurs. Or, aucune action de sensibilisation réelle à la lutte contre l’homophobie n’est encore prévue dans les programmes de l’Éducation Nationale.

Nos associations, qui luttent au quotidien contre l’homophobie, ont donc décidé de mettre en place une cellule de crise afin de réagir au plus vite suite aux agressions homophobes, et restent très vigilantes sur les nouveaux cas de violences qui leur sont signalés.

Contacts Presse :
SOS homophobie : Jacques LIZE / jacques.lize@sos-homophobie.org / 06.73.51.35.22
SNEG : Gérard SIAD / sneg@sneg.org / 06.09.07.69.22
Act Up-Paris : Thierry SCHAFFAUSER / zezetta.star@caramail.com / 06.16.95.31.23
Groupe Action Gay et Lesbien-Loiret (GAGL) : Denis LEFEVRE / actiongay@free.fr / 06.29.65.57.38


Envoie l'article à tes amis

Soirée au “Marais” contre l’homophobie

Dimanche 23 avril 2006

affiche contre homophobie

Des lesbiennes et des gays, touchés par cette agression, ont décidé de leur initiative, d’organiser une soirée à notre profit afin de financer le procès. La discothèque “Le Marais” est partenaire. Les bénéfices et les dons seront reversés à l’association GAGL LOIRET.
Nous saluons cette initiative et relayons l’information…Venez nombreux !

epingleSamedi 29 avril 2006 à partir de 21h
Discothèque “Le marais”

31, Bd Rocheplatte à Orléans


Envoie l'article à tes amis

Un mot de David et de son ami.

Jeudi 20 avril 2006

TémoignageBonjour à tous,

Je m’appelle David, je suis l’une des deux victimes de l’agression homophobe, et je m’adresse en mon nom ainsi qu’en celui de mon ami.

Nous tenions à vous remercier personnellement, pour vos messages de soutien qui nous vont droit au coeur, pour vous être déplacés massivement à la comparution immédiate, et pour tous les autres qui n’ont pu se déplacer, mais qui étaient auprès de nous par la pensée.
La détention provisoire des deux agresseurs est un réel soulagement pour nous deux, bien que nous ayons toujours à l’esprit qu’aucun jugement n’ait encore été effectué, ni aucun verdict prononcé.

Le fait de nous sentir entourés est une chose qui nous permet de tenir le coup, et pour cela, nous tenions à vous dire un grand merci à tous.

Bien amicalement à toutes et à tous,

David


Envoie l'article à tes amis

Détention provisoire pour les prévenus de l’acte d’agression homophobe

Jeudi 20 avril 2006

Cher(e)s adhérent(e)s et sympathisant(e)s,

De nombreux membres du Groupe Action Gay Lesbien Loiret, de nombreux partenaires associatifs du GAGL étaient présents à l’audience publique où comparaissaient les agresseurs.

Les agresseurs, comme la loi les y autorise, ont demandé un renvoi de l’audience.

Il a donc été débattu d’une détention provisoire en attendant le procès le

vendredi 12 mai 2006 à 14h
au tribunal correctionnel d’Orléans (46, rue de la Bretonnerie)

Après les plaidoiries, la détention provisoire a été prononcée par le Juge jusqu’au 12 mai pour “éviter le risque de réitération d’actes à caractère violent”, et “le risque d’intimidation des plaignants”.

Le GAGL continue de protéger et de soutenir les agressés en se portant partie civile officiellement. Le GAGL gère le dossier avec Maître PALADINO et les plaignants.

Le Président s’est exprimé seul, à la demande des plaignants, devant la presse locale et nationale en rappelant la position et le rôle de l’association dans cette affaire.


Envoie l'article à tes amis

Appel : Tous au tribunal d’Orléans

Mercredi 19 avril 2006

Cher(e)s adhérente)s et sympathisant(e)s,

Les victimes sont passées ce soir en confrontation avec leurs agresseurs à l’hôtel de Police. Madame le Procureur a décidé de poursuivre les agresseurs en comparution immédiate demain, le jeudi 20 avril 2006 à 14h en audience publique , au tribunal d’Orléans (rue de la Bretonnerie)

JusticeLe GAGL Loiret se porte partie civile auprès des agressés.

Toutes les personnes qui peuvent se libérer sont invitées à venir les soutenir.

Plus on sera nombreux, plus le message sera fort.
Vous pouvez continuer à les encourager avec vos messages de soutien en postant vos commentaires.

Le Conseil d’Administration


Envoie l'article à tes amis

Le GAGL s’engage auprès des victimes d’homophobie

Mardi 18 avril 2006

Ce dimanche 16 avril 2006, aux alentours de 15h45, deux homosexuels ont été agressés dans la rue, près de place d’Arc à Orléans, où ils attendaient leur bus.
Non à  l'HomophobieCette agression a été définie par les services de police comme suit :
« Violences volontaires aggravées en réunion, en raison de l’orientation sexuelle de la victime. »

Le Groupe Action Gay et Lesbien - Loiret dénonce fermement ce comportement inacceptable, se porte partie civile auprès des deux victimes, et veillera à ce que cet acte ne reste pas impuni.

En outre, le GAGL, soutenu dans sa démarche par plusieurs acteurs de la communauté homosexuelle, dont SOS Homophobie et le magazine TÊTU, réaffirme qu’un(e) homosexuel(le) est un(e) citoyen(ne) qui, face à toute violence gratuite, n’hésitera plus dorénavant à faire valoir ses droits en portant plainte et en demandant réparation.

 

En tant qu’association d’homosexuel(le)s, le GAGL a mis en place, par l’intermédiaire de son site, un réseau de soutien et d’aide aux deux victimes.


Envoie l'article à tes amis