
Archive for juin, 2009
Quand la rédac’ mégalomane fouine sur la toile, elle a envie de le partager. Oui oui, on parle du gagl45 ici ou là et c’est tant mieux. Aujourd’hui, c’est le site internet Guidomo.fr qui consacre un article sur la vie LGBT orléanaise par le prisme des établissements gay-friendly et son « association incontournable » GAGL.

Après Enfermés, Sébastien Buron-Lévêque, poursuivant son voyage intérieur, joue les prolongations au Petit Bouchon de la Lionne avec une nouvelle série de photographies réunies sur le titre de Addictions. Une série de dix-sept clichés sur lesquels on voit de jeunes gens qui s’adonnent à des pratiques plus ou moins licites. Souvenirs en noir en blanc d’une époque où l’auteur avait sombré dans l’absorption de drogues – licites et illicites – en tous genres. Plongée dans les eaux troubles et grises d’un événement douloureux. Prélude à un livre qui nous parlera avec des mots de cette période maudite.
« L’alcool, écrit Sébastien Buron-Lévêque, est un halo de lumière qui illumine la pièce, éclate les murs et brûle les films. Tout le monde se retrouve, il fait chaud, c’est un coucher de soleil constant. La mort n’existe plus, les rires sont éternels et la guerre n’est qu’un spectacle de feux d’artifice nocturne. »
« Le contrôle et la répression de tels produits, insiste, provocateur, le jeune photographe, découlent tout naturellement d’une logique prosélyto-liberale. Les prohiber, c’est contrôler les esprits. La vie actuelle est le réel additif, l’alcool et la drogue l’inhibent. Vivons bourrés, vivons défoncés, mais vivons ! »
Au Petit Bouchon de La Lionne
19, rue de la Lionne
Du 27 juin au 31 juillet

Voici quelques photos de la Glam du Mois de juin 2009 qui a rassemblé 280 personnes jusqu’à 4h du matin !
Ne manquez pas de laisser votre commentaire pour exprimer votre joie, votre déception, vos envies et nous permettre d’améliorer ce rendez-vous festif et électro.
A très bientôt pour la GLAM du 19 septembre prochain.

Cela se passe pas très loin de chez nous. Nos ami(e)s de Quazar, l’association LGBT d’Angers nous invite à signer une pétition contre la lesbophobie et à soutenir Jessica et Virginie. [ Lisez...et Signez ici ]
Deux lesbiennes du centre-ville de Segré (Maine-et-Loire) sont victimes depuis de nombreux mois d’insultes lesbophobes de la part d’un groupe d’une vingtaine de jeunes entre 17 et 21 ans. A deux reprises, l’un d’entre eux a tiré en leur direction avec des balles à blanc.
Les deux jeunes femmes, Jessica 24 ans et Virginie 28 ans, font face depuis la semaine dernière à une nouvelle montée en puissance des agressions avec courage et détermination.
Quazar leur apporte tout son soutien et dénonce avec la plus grande véhémence l’inaction des pouvoirs publics et de la gendarmerie locale pour faire cesser ces agressions à caractère répété.
Les faits sont consternants
Le 15 mai 2008, un jeune qui avait proféré des propos lesbophobes n’avait pas été poursuivi.
Le 30 août 2008, un jeune les a menacé physiquement. Après un dépôt de plainte, il a écopé d’un mois de prison avec sursis et de 200 € de dommages et intérêts. Le même soir un autre jeune a tiré en leur direction avec des balles à blanc.
Il y a quinze jours, les jeunes femmes ont été insultées dans un commerce par une partie de ces jeunes.
Mardi 2 juin dernier, la voiture de Virginie a été rayée intentionnellement.
Vendredi 5 juin, un des jeunes a pénétré dans le domicile des deux jeunes femmes alors qu’elles étaient chez elles, leur causant une grande frayeur. Elles ont porté plainte pour violation de domicile.
Dans la nuit de vendredi au samedi 6 juin, cette bande de jeunes les a insultées sous leur fenêtre depuis la voie publique sans qu’aucun voisin ne s’y oppose.
Au cri de «Bande de sales gouines, descendez!», «Vient sucer ma queue», «Je vais te la mettre dans le cul, tu vas aimer» les deux jeunes femmes ont enduré ces propos pendant des heures alors qu’elles disent avoir ont fait appel à la gendarmerie qui était présente à quelques mètres et qui n’est pas intervenue.
Entre samedi et dimanche derniers, les deux jeunes femmes ont porté plainte pas moins de quatre fois, pour violation de domicile, menaces avec arme, injures discriminatoires, et jet de détritus.
Jeudi 11 juin, Jessica et Virginie ont rencontré Laurent Olivier, sous-préfet de Segré, en présence du capitaine de gendarmerie qui leur ont assuré « avoir un oeil sur le dossier ». Mais à la question des deux jeunes femmes, de savoir quand le calme reviendrait dans notre rue, le sous-préfet leur a déclaré ne rien pouvoir faire car c’était un lieu public !
Depuis les événements d’août 2008, Jessica et Virginie avaient écrit à leur maire sans obtenir de réponse de sa part. Gilles Grimaud s’est enfin décidé à recevoir les deux jeunes femmes maintenant que l’affaire s’ébruite dans la presse locale.
Non, Segré n’est pas une zone de non-droit !
L’attitude laxiste des pouvoirs publics locaux et de la gendarmerie depuis des mois a encouragé cette bande de jeunes à commettre ces attaques inqualifiables envers la dignité de deux citoyennes de Segré en raison de leur orientation sexuelle.
L’impéritie des pouvoirs publics et de la gendarmerie de Segré a conduit à renforcer le sentiment d’impunité des ces jeunes lesbophobes, qui se comportent comme de jeunes mâles sexistes, dominateurs et insultants envers les femmes.
Quazar exige des mesures de protection immédiates des forces de l’ordre nationales et municipales en faveur des deux jeunes lesbiennes de Segré, la poursuite sans faillir de ces jeunes et des mesures éducatives et répressives exemplaires envers ces jeunes lesbophobes à qui il est plus que temps d’apprendre le respect et l’égalité des droits des femmes et des lesbiennes.
N’attendons pas que ces jeunes, pour qui le sexe est un enjeu de domination, soient les futurs maris qui insultent et battent les femmes. Rappelons qu’en France, tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son mari ou de son compagnon. N’attendons pas un drame pour agir !
Le sexisme et la lesbophobie, au même titre que toutes les autres discriminations sont des fléaux sociaux qui ne passeront pas à Segré !
Aussi, Quazar, Centre lesbien, gay, bi et trans d’Angers, association de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et l’identité de genre, appelle toutes les citoyennes, les citoyens, les partis, les syndicats, les associations LGBT et de femmes, à signer la pétition de soutien en rejoignant Jessica et Virginie dans leur courageux combat quotidien contre le sexisme et la lesbophobie.
Site internet : http://assoquazar.free.fr
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L’intervention du GAGL du Loiret dans un procès pour agression sur un lieu de drague permet d’en faire reconnaître le caractère homophobe.
Le 11 avril 2009, après plus d’une heure et demie d’audience, le tribunal pour enfants d’Orléans a condamné Thierry*, 17 ans au moment des faits, à quatre mois de prison avec sursis et deux ans de mise à l’épreuve pour agression en réunion à caractère homophobe. Le jeune homme devra en outre payer les frais de justice et d’hospitalisation de la victime, Etienne*, 36 ans aujourd’hui, et verser une euro symbolique de dommages et intérêts au GAGL du Loiret qui s’était portée partie civile.
Il aura pourtant fallu batailler dur pour que soit reconnu, in fine, le caractère homophobe – circonstance aggravante – de cette agression.
Nous sommes dans la nuit du 4 au 5 août 2007, Etienne se rend, comme il le fait parfois, sur un lieu de drague gay connu de l’agglomération d’Orléans, quelque part au bord de la Loire, tout près du pont de l’Europe. Il y retrouve des visages habituels. Il s’assoit sur un banc avec eux. Vers une heure du matin, un groupe de sept jeunes débarque. « Oups ça pue » pense Etienne en les voyant arriver. Il décide cependant de ne pas bouger. Il ne servirait à rien de s’enfuir. L’un des membres du groupe s’avance alors vers lui pour lui demander si ça n’est pas lui qui a volé sa voiture (sic). Mais avant qu’Etienne ne puisse répondre, il est mis à terre et roué de coups. « J’ai cru qu’ils allaient me tuer » raconte aujourd’hui le jeune homme encore effrayé. Mais ses compagnons d’un soir, après s’être éloignés du groupe d’agresseurs, ont appelé la police. Qui arrive rapidement sur les lieux. Les agresseurs, sans doute alertés, ont pris la fuite.
Trois d’entre eux seront interpellés quatre mois plus tard, grâce, notamment, à la présence d’esprit d’un autre habitué des lieux qui relèvera les plaques d’immatriculation de deux véhicules stationnés à proximité. Rejetant la faute les uns sur les autres, ils finiront par avouer les faits tout en niant le caractère homophobe de leur acte, même si l’un deux reconnaîtra venir régulièrement au bord du fleuve «taquiner du pd» !
Le traumatisme pour Etienne – qui sera malgré tout arrêté huit jours – est principalement psychologique. Il a eu la peur sa vie. Une peur qui, près de trois ans après les faits, le marque encore. C’est l’interpellation des présumés coupables qui réveillera la douleur. Dans les mois qui suivent, Etienne aura du mal à dormir.
Dès le lendemain des faits, il va porter plainte au commissariat central en compagnie d’un responsable du GAGL, dont il fait partie. Dès lors, l’association, conseillée et soutenue par SOS Homophobie, n’aura de cesse de faire reconnaître le caractère homophobe des actes, que le rapport de police ne mentionne pas. Et pour cause : les agresseurs sont restés muets, se gardant de toute insulte.
Mais au procès, le doute n’y est plus. L’auteur ayant reconnu les faits – il présentera même ses excuses à Etienne -, la présidente du tribunal s’attachera – en vain – à faire avouer à Thierry ses intentions homophobes. La procureure enfoncera le clou avant que Me Paladino ne porte l’estocade.
« je veux aussi inciter les autres victimes à porter plainte »
De l’audience – à huis clos compte tenu de l’âge du prévenu au moment des faits -, Etienne se souvient d’une atmosphère surréaliste. Comme si ça n’était pas lui qui était là à ce moment-là. « Une ambiance bizarre » confirme Denis Lefevre, le président du GAGL, qui représentait l’association. Devant la mère désemparée de l’agresseur, il rappellera que celui qui a du courage dans cette affaire, c’est Etienne, pour avoir osé porter plainte quand tant d’autre victimes de faits similaires se murent dans le silence. « Je suis venu pour que ça s’arrête, poursuit Denis. Car ce lieu-là est, chaque mois, le théâtre de plusieurs agressions ». « C’est dur, reconnaît Etienne, mais je veux aller jusqu’au bout. Car le fait que ça soit reconnu par la justice va m’aider à passer à autre chose. Jusque-là, je me sentais humilié, rabaissé. La fierté en prend un coup ». « En venant au procès, ajoute le jeune homme timide, je voulais voir à quoi ressemblait mon agresseur, s’il avait l’air méchant. Je veux aussi inciter les autres victimes à porter plainte ». Tout comme un précédent procès orléanais l’a lui-même poussé à le faire.
Dans l’immédiat, Etienne attend le prochain épisode : la comparution, à une date non encore définie, devant le tribunal correctionnel, des deux prévenus majeurs. A suivre donc.
* les prénoms de l’agresseur et de la victime ont été changés
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L’association AIDES sollicitée par l’Ecole de commerce et de Gestion organise au cercle une soirée au profit de l’association de lutte contre le sida.1 euro reversé sur chaque conso.
Soirée open DJ, le samedi 13 juin 2009 à partir
de 23h
Le Cercle Discothèque
23-25 avenue de la Libération
45000 ORLEANS
Derrière le CHRISTIES (Boom Box)
Le flyer – téléchargez le ci-dessous :

En 2009, les personnes mortes du SIDA restent des pestiférés, des défunts à part. Au nom d’ une législation datant de 1986, ils sont encore aujourd’hui, interdits de « soins de conservation », le VIH étant considéré comme « maladie contagieuse », au même titre que la peste ou la rage !
Très investi depuis longtemps dans le respect dû aux défunts et auteur de plusieurs lois sur ce sujet, le sénateur socialiste du Loiret Jean-Pierre Sueur souhaite qu’il soit mis fin à cette discrimination anachronique dont sont victimes les personnes décédées d’infection à VIH, mais surtout leurs amis et familles privés d’un vrai deuil.
Dans la question écrite adressée à Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et de la Jeunesse, Jean-Pierre Sueur indique qu’ « il ressort que le maintien de « l’infection à VIH » dans la liste des maladies interdisant des soins de conservation relève d’une époque où le mode de transmission de la maladie était encore mal connu ». En conséquence, le sénateur du Loiret demande à Roselyne Bachelot « quelles initiatives elle compte prendre afin de modifier la réglementation en vigueur et mettre ainsi fin à la discrimination dont sont victimes à cet égard les personnes atteintes du SIDA ».
Dans une lettre qu’il lui a adressée, Jean-Luc Roméro, président des Élus contre le sida, se félicite de cette «mobilisation», «essentielle sur ce dossier», faisant écho aux objections du Conseil national du sida, qui rappelle qu‘« aucun argument technique ou scientifique ne peut justifier l’application de mesures spécifiques en matière d’opérations funéraires sur les corps des personnes décédées infectées par le VIH dès lors que sont strictement suivies les précautions universelles qui s’imposent lors de toute opération funéraire.»
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